16 mai 2010

Citadelles, premier jour - le debriefing

Pour ceux que le vécu d'un juré de concours vineux peut intéresser, pour ceux qui rêvent de la vie d'artiste, voici le lien vers mon post à ce sujet sur les Cinq du Vin.

C'est ici

06:50 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

15 mai 2010

Citadelles du vin

Ca y est, je suis à pied d'oeuvre, à Bourg en Gironde, pour le concours des Citadelles du vin, auquel notre brave FIJEV apporte son concours.

Je n'ai jamais été aussi souvent à Bordeaux que ces derniers temps. Vous le savez, je ne suis pas un inconditionnel de la Gironde. Ou disons plutôt que ce n'est pas ma région de référence. Mais à la réflexion, je me demande si mon relatif désintérêt pour le Bordelais ne tient pas justement au fait que tant de gens en ont fait leur référence.

Au statut d'"étalon de la qualité des grands vins" que l'on a donné à Bordeaux. Au côté médiatique-médiatoc de certains Châteaux. A l'inflation d'articles sur les Primeurs. Aux  classements de Parker ou de Wine Spectator. Les vins de garage où la vinification pallie parfois le manque d'intérêt dui terroir.

A un certain manque d'originalité - trop de classicisme, trop d'oenologie, pas assez de surprises, la rançon du succès des cépages bordelais sur la scène internationale. Un certain déficit d'authenticité, aussi. Comment parler de terroir Bordelais quand la région est si vaste, si diverse, et qu'elle abrite des zones réellement sous-qualitatives?

Notez que cela n'est pas un phénomène strictement bordealais. On pourrait faire les mêmes reproches à pas mal de Toscans, super ou pas, de Riojas ou de crus en vue de par le monde. Bref, à beaucoup de régions touchées par la baguette de la fée Spéculation.

Bref, je perçois tout ce qu'il peut y avoir d'exagéré dans ce snoblsme anti-Bordeaux (dont je ne suis pas le pire représentant). Bordeaux, ce ne sont pas que les grands Crus. Et ii y a tellement de vignerons ici qu'on ne peut pas généraliser. Je ne demande qu'à être surpris. En cherchant bien, on y trouve certainement des vins plaisir, des oiseaux rares, des choses propres à enthousiasmer, non seulement le journaliste blasé, mais aussi et surtout l'oenophile.

On se tient au courant...

 

 

 

00:15 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |