24 janvier 2011

Saint Emilion: analyse et perspectives d'avenir

Pour nos confrères de Sud-Ouest, le président du Conseil des Vins de Saint Emilion Jean-François Quenin commente une étude d'image réalisée par le Cabinet Intuition: "Tout d'abord ce premier constat positif: Saint-Émilion représente le vignoble que le monde nous envie. Cela dit, l'appellation souffre d'un déficit de notoriété sur les marchés émergents. Pour diverses raisons. L'épisode de la suppression du classement a fait des dégâts, accru la confusion et fait naître la défiance. La trop grande variété des prix au sein de l'appellation grand cru est aussi préjudiciable. L'acheteur ne s'y retrouve plus." Et conclue: "Pour tirer son épingle du jeu, Saint-Émilion doit structurer sa gamme, simplifier l'offre et devenir un produit de luxe.

Juste un petit commentaire perso (après tout, je suis Prud'homme de Saint Emilion): je ne comprend pas bien comment l'épisode du classement a pu entraîner un déficit de notoriété. Si certains marchés émergents ne connaissent pas Saint Emilion, comment peuvent-ils s'intéresser à son classement?

Sur les perspectives, à présent. Simplifier l'offre, cela veut-il dire réunir Saint Emilion et Saint Emilion Grand Cru sous uen seule appellation, et si oui, laquelle des deux?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : vin, vignoble, saint émilion | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

20 janvier 2011

Continuez, M. Mauss!

François Mauss et son Grand Jury Européen doivent répondre d'un crime de lèse-vanité: ils ont osé remettre en cause quelques vieilles gloires en classant Lascombes premier de leur dernière dégustation, largement devant des crus classés.

Moi qui ne suis pas un inconditionnel des Bordeaux, je respecte le travail du Grand Jury Européen - même, j'aimerais bien qu'il s'applique plus fréquemment à d'autres régions, et notamment la Bourgogne, la Champagne, Barolo ou la Toscane, la Moselle, le Rheingau...

Mauss_75_dpi.jpgFrançois Mauss

Bref, j'ai déposé sur leur blog un petit commentaire que j'aimerais partager ici avec vous "pour que rien ne se perde", comme disait le Grand Jacques. Et pour ceux qui pourraient me soupçonner de collusion, je précise que je n'ai jamais participé à aucune dégustation du GJE.

J'accorde personnellement beaucoup plus de crédit à votre classement informel mais actuel et basé sur des dégustations de vins, même "entâchées" de la subjectivité de toute oeuvre humaine, qu'à un classement vieux de 155 ans et basé sur le cours moyens de vins réunis pour une exposition, cours relatifs à des années encore antérieures.

Compte tenu des progrès réalisées en oenologie et dans la connaissance des terroirs, compte tenu des changements dans la composition des domaines; compte tenu du phylloxera, des porte-greffe, des clones, de la quasi disparition des cépages secondaires; compte tenu de l'évolution du goût, lié à l'évolution de la gastronomie...
c'est vous qui êtes dans le vrai, n'en déplaise à ceux qui vivent sur leur rente... de situation.

Bref continuez à nous étonner, à nous instruire, à étalonner, à calibrer.
Votre oeuvre est d'utilité publique, et dans un Etat qui saurait reconnaître l'importance de sa culture vineuse, vous seriez subventionnés!

Hervé

18:26 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : vin, vignoble, classement | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |