25 janvier 2011

650 euros le tonneau de 900 litres de Bordeaux

La société s'appelle "Grands Vins de Gironde" mais elle ne doit pas vendre que ça, puisqu'elle a été bloquée la semaine dernière par les Jeunes Agriculteurs de Gironde. Ceux-ci lui reprochaient d'avoir conclu des contrats d'achat à... 650 euros le tonneau (de 900 litres). 

Ajoutez les marges, le transport, l'embouteillage où l'embibage... et ça vous donne l'équivalent bouteille de 75cl aux alentours d'un euro-un euro 30 au détail, je suppose...

Ceci n'est qu'une illustration, certes assez extrême, de la décote des AOC Bordeaux: sur toute l'année 2010, selon la porte-parole des Jeunes Agriculteurs, Magali Vérité, "45 % des volumes de Bordeaux en vrac ont été vendus en dessous de 800 euros le tonneau, ce qui est très largement en dessous du coût de production".

Que faire? Instaurer un prix minimum? Et la liberté du commerce? Est-ce à GVG d'assumer le risque d'un prix hors marché? Car en définitive, le consommateur achètera-t-il?

Produire moins et meilleur, alors? Sans doute. Mais c'est un travail de longue haleine, il faut remonter la notoriété d'ensemble de l'AOC, et trouver des débouchés à des prix plus élevés.

Se reconvertir? Oui, ce sera sans doute le lot de bon nombre d'exploitations. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire.

Je me demande ce qu'en pensent les Sud-Africains. D'ailleusr, je vais le leur demander.

 


00:45 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, cotations, cours, tonneau | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

24 janvier 2011

Saint Emilion: analyse et perspectives d'avenir

Pour nos confrères de Sud-Ouest, le président du Conseil des Vins de Saint Emilion Jean-François Quenin commente une étude d'image réalisée par le Cabinet Intuition: "Tout d'abord ce premier constat positif: Saint-Émilion représente le vignoble que le monde nous envie. Cela dit, l'appellation souffre d'un déficit de notoriété sur les marchés émergents. Pour diverses raisons. L'épisode de la suppression du classement a fait des dégâts, accru la confusion et fait naître la défiance. La trop grande variété des prix au sein de l'appellation grand cru est aussi préjudiciable. L'acheteur ne s'y retrouve plus." Et conclue: "Pour tirer son épingle du jeu, Saint-Émilion doit structurer sa gamme, simplifier l'offre et devenir un produit de luxe.

Juste un petit commentaire perso (après tout, je suis Prud'homme de Saint Emilion): je ne comprend pas bien comment l'épisode du classement a pu entraîner un déficit de notoriété. Si certains marchés émergents ne connaissent pas Saint Emilion, comment peuvent-ils s'intéresser à son classement?

Sur les perspectives, à présent. Simplifier l'offre, cela veut-il dire réunir Saint Emilion et Saint Emilion Grand Cru sous uen seule appellation, et si oui, laquelle des deux?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France | Tags : vin, vignoble, saint émilion | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |