30 mars 2011

Les Bordeaux à l'exportation

Selon la Fédération des exportateurs de Vins & Spiritueux de France, les exportations de vins de Bordeaux ont progressé de 14% en 2010 pour atteindre 1,77 million d'hectos. Les trois plus gros débouchés des vins de la Gironde ont été l’Allemagne (15%) la Chine (13%) et la Belgique (12,5%). Ce sont là les chiffres en volume.

En valeur, Bordeaux a exporté pour 1,5 milliard d'euros de vins l'année dernière, dont 40% en Asie. Les trois premiers du classement en euros sont Hong Kong (17%), le Royaume-Uni (15%) et la Chine (11%).

 

00:01 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

28 mars 2011

Ah, les Primeurs de Bordeaux!

Dans son post de ce matin, mon confrère et co-blogueur des 5 du Vins David Cobbold dénonce le système des Primeurs de Bordeaux. La farce, comme il les qualifie. C'est ICI

Mon autre complice des 5, Michel Smith, parle lui de Cirque.

Le même jour, j'apprends que Michel Bettane - le Michel Bettane - s'emporte aussi contre les Primeurs, jusqu'à écrire une lettre de protestation à l'Union des Grands Crus. Lui ne vise pas vraiment le système, mais plutôt les passe-droits accordés à certains dégustateurs comme James Suckling ou à la RVF, qui peuvent déguster avant tout le monde.

Il n'a pas tort: pourquoi ceux-là plutôt que d'autres? Et puis, on va bientôt déguster les baies, ou commenter le débourrage.

Mais moi, comme David et Michel, je crois que le problème est plus profond. C'est l'idée de base qu'il faut revoir. Notez bien qu'à titre personnel, je me passe très bien des Primeurs. De grâce, ne voyez dans mes réserves ni de l'envie, ni du mauvais esprit. C'est juste que dans l'état actuel des choses, je ne vois plus ce que nous, journalistes, avons vraiment à y faire.

Malgré tout, ne nous leurrons pas, il y a du pognon derrière tout ça, et le cirque durera tant que les investisseurs seront là.

Et si les critiques n'y vont plus? Pas grave, on enverra des traders... Et puis, c'est pas demain la veille que les grands médias s'en désintéresseront: les numéros "Spécial Primeurs", pleins de pub de châteaux d'assureurs, de fonds de pension ou de mécènes de la GD, c'est plus vendeur qu'un beau reportage réhabilitant le carignan ou la counoise, pas vrai?

Peu importe, dans ce contexte, si les vins présentés aux Primeurs sont buvables ou simplement représentatifs au moment où on les déguste. Peu importe même si ces "grandes bouteilles" vont vraiment nous plaire, dans quelques années. Elles ont pour elles leur réputation, et à ce titre, elles attirent l'oenophile comme les starlettes attirent le public à la sortie du Festival de Cannes.

Le Cirque, disait Michel. Oui, c'est ça, un grand Cirque où tout ce qui brille n'est pas de l'or.

Mais je suis méchant avec le Cirque. Pour faire un bon numéro, il faut des années d'entraînement. Et il faut être bon le jour dit. Il y a finalement beaucoup moins d'esbrouffe chez Pinder qu'autour de Parker.

19:24 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux | Tags : vin, vignoble, primeurs, cirque | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |