13 juillet 2013

On some Australian Mountain Range

J'ai failli visiter le vignoble australien le mois dernier. J'ai dû renoncer pour raisons familiales.

Mais à la réflexion, je me demande si j'ai vraiment perdu grand chose.

Surtout que les Australiens eux-mêmes ne semblent pas s'intéresser énormément à l'Europe, hormis la Grande-Bretagne, bien sûr. L'organisme de promotion des vins australiens auquel j'avais initialement demandé de l'aide pour organiser quelques unes de mes visites sur place (mon billet pour l'Australie étant payé), ne m'a jamais répondu. Je suis passé d'interlocuteur en interlocuteur - responsable des visites, relations publiques, sans succès. Leur devise: "Si t'as  besoin de rien, tu nous demandes".

Uluru_Panorama.jpg

Ayer's Rock (Photo Stuart Edwards)

C'est le genre de truc qui m'agace. Je préfère encore qu'on me dise non, qu'on n'a pas le temps, pas d'intérêt. Mais ne pas me répondre, je trouve ça à la limite de l'impolitesse.

Je garde un goût amer dans la bouche, encore pire que ces shiraz surchauffées et surextraites qui me fatiguent le palais dans les quelques rares dégustations où l'Australie paraît. Bien sûr, on trouve certainement mieux sur place,  mais pourquoi donc ferais-je l'effort si les producteurs eux-mêmes s'en fichent?

Je repense à un couplet de l'ami Bob - non, pas Parker. Le Bob. Version 1965.

"Well, I wish I was on some
Australian mountain range
Oh, I wish I was on some
Australian mountain range
I got no reason to be there, but I
Imagine it would be some kind of change".

Bob Dylan, Outlaw Blues

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans Australie, Belgique, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 juillet 2013

Trois questions de sommellerie auxquelles je ne sais pas répondre

J'ai reçu voici quelques jours de mon copain Wiliam Wouters (Pazzo, à Anvers) le questionnaire de présélection au concours du meilleur sommelier de Belgique (10 questions en tout).

Je vous livre trois questions auxquelles je ne sais pas répondre (bien sûr, il y a Google, mais je n'ai pas essayé, je ne voulais pas tricher):

 

1)   Quand le professeur d’oenologie Denis Dubourdieu (Université de Bordeaux) parle de «premox», de quoi s’agit-il ?

J'ai pensé à premium oxydation - une sorte de vieillissement ménagé, mais je ne crois pas que ce soit ça, d'ailleurs, à Bordeaux, seuls les vis Parker s'oxydent.

2)  Qui est “Belgian Wine Personality of the Year” d’après le magazine spécialisé Vino! ?

Je n'aime pas ce genre de classement, et puis, je travaille pour une crémerie concurrente, In Vino Veritas...

6)  Pour quelle raison 2012  était-il un millésime insolite à Bordeaux?

Je ne vois pas à quoi cette question peut faire allusion. A Bordeaux, tous les millésimes sont "exceptionnels", "classiques", ou "de vigneron", mais jamais insolites. Ah si, quand même - il n'y a pas eu d'Yquem. Mais ça ne doit pas vous empêcher de boire!

Bon, je rigole, mais je ne suis pas sommelier, et puis j'aurais trop peur de me ridiculiser dans ce genre de concours.

Alors, tous mes encouragements aux candidats!

Pour vous inscrire: info.sommeliers@skynet.be

 

7)  

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bordeaux | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |