25 avril 2014

In Vino Veritas 165

Au sommaire du dernier numéro d'In Vino Veritas, on trouve un dossier sans concessions sur les Primeurs 2013, signé Fabian Barnes, une dégustation de Single Malt Whiskies par Luc Charlier, mais aussi, de l'oenotourisme au fil de la N7, la première apparition de notre rubrique Bulles, une sélection de pinots gris d'Alsace, un point sur les blancs de Campanie, une page sur l'Encruzado, quelques coups de coeur, quelques coups de griffe... et même un peu d'art dans ce monde du vin, avec l'ami Mahler (par votre serviteur)...

Il y a bien que dans IVV qu'on peut trouver tout ça...


In Vino Veritas, probably the Most Modest Wine Magazine...

IVV165.jpg

11 avril 2014

Préférence locale?

Dans une optique de développement durable, la question de savoir s'il vaut mieux boire les vins de son pays, voire de sa région, plutôt que de les importer du bout du monde est très disputée depuis quelques années.

Les pays qui exportent beaucoup et loin font valoir que des conteneurs remplis expédiés par bateau ont un coût écologique moindre que le transport par camion.

Je n'ai pas les chiffres sous la main. Par ailleurs, je vois au moins deux arguments contraires au "consommer local", dans l'optique écologique.

Primo, il pénaliserait nos propres exportations. Pas sûr que la France, qui consomme de moins en moins de vin, soit gagnante si l'on devait imposer une grosse taxe carbone sur le transport des vins, même basée sur le kilométrage parcouru.

Secundo, il faut bien séparer "local" de "national". Pour un Perpignanais, l'Empordà est plus proche que Bordeaux. pour un Niçois, la Ligurie ou le Piémont sont plus proches que la Bourgogne. 

Dans tous les cas, je crois qu'on peut admettre l'intérêt qu'il y a à importer un vin, même de loin, quand il est différent, quand il a ce petit goût d'ailleurs qui fait de lui une "USP" - Unique Selling Proposition.

Mais quid d'une eau, par exemple?

Je suis tombé hier sur un produit nouveau, une eau artésienne. Non, pas une eau venue de l'Artois (ce qui n'est pas très loin), mais une eau plate puisée dans une nappe artésienne. Très pure, donc. Mais savez-vous où elle est puisée?

Aux Iles Fidji!

photo.JPG

Importer de l'eau plate en bouteilles plastiques de 25 ou 50 cl sur 16.800 km me semble un non sens total. On est là dans la caricature d'un modèle économique qui s'emballe. Du marketing à l'état pur (§et même pas gazeux). Artésienne ou pas, ce n'est que de l'eau. Un produit incolore, inodore et sans saveur, apprenait-on en classe. Un produit abondant sous nos latitudes, en plus. Accessible au plus grand nombre en un simple tour de robinet.

Tiens, des trucs pareils, ça me dégoûterait de l'eau plate si ce n'était déjà fait depuis longtemps.

12:40 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Tags : eau, fidji | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |