11 juillet 2014

Les Grandes Tablées du Saumur-Champigny mettent les Belges à l'honneur

Les 6 et 7 août prochains, Saumur accueillera en son cœur historique près de dix mille épicuriens pour Les Grandes Tablées, généreuses agapes aux accents rabelaisiens, mêlant bonne chère, bon boire et bonne musique de rue.

Cette année, les Belges (grands amateurs de Saumur-Champigny devant l'Eternel) bénéficieront d'un accueil particulier: ils auront accès à une dégustation privilège à la Maison des Vins de Saumur, et recevront une bouteille de bienvenue. Sans oublier une promotion alléchante: un repas offert pour un acheté. 

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Et pour bien marquer ce lien entre la Loire et le Plat Pays, une fanfare belge fera le déplacement, et un repas franco-belge sera proposé, avec du véritable boudin de liège et de la crème au spéculoos.

A cette occasion, sera servie une cuvée à la fois très particulière et très collective: la Cuvée des 100.

La démarche est la suivante: chaque vigneron apporte entre 15 et 18 kg par hectare de ses plus beaux raisins, que l'on vinifie ensemble. 

Autant dire que c'est la plus représentative de l'appellation, et de sa diversité. Sa substantifique moelle, comme aurait dit Rabelais.

Last but not least, à partir du 21 juillet (fête nationale belge), un concours Facebook permettra de gagner des bouteilles de cette cuvée. Voici le lien:

https://www.facebook.com/VinsDeLoireWijnen

Plus d'info: www.saumur-champigny.com

 

30 juin 2014

Pro domo In Vino Veritas

Voila 5 ans déjà que Philippe Stuyck, dans sa grande sagesse (ou dans son inconscience) m'a confié la rédaction en chef adjointe de sa revue, In Vino Veritas. C'est un peu son bébé. Alors je fais office de nourrice ou de précepteur.

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Je participe à l'élaboration des programmes rédactionnels (mot pompeux qui cache la difficulté qu'il y a à faire rentrer toute l'actualité du vin dans un magazine dont le nombre de pages ne va pas en s'élargissant), je supervise certains dossiers, j'en écris d'autres et j'en corrige la plupart, avec la volonté illusoire et toujours contredite de donner une sorte de ligne éditoriale à un "machin" dont l'intérêt premier est d'être un foisonnement d'idées parfois contradictoires, et c'est sa richesse.

Bref, je peste parfois, mais je ne m'ennuie jamais. 

Ceci pour vous expliquer que je ne peux pas être neutre, ni objectif quand il s'agit de cette revue. En plus, je suis un de ses plus vieux contributeurs, ayant commencé à y écrire, d'abord épisodiquement, puis plus régulièrement, il y a "vins" années bacchiques standard.

Si je vous en parle, c'est moins pour ces deux anniversaires que pour rappeler certains de ses mérites.

In Vino Veritas est indépendant. Il ne dépend d'aucun groupe de presse, d'aucune régie.

In Vino Veritas est un organe de presse, un point c'est tout. Il n'organise pas de concours, ni de big tasting, il n'est pas l'émanation d'un club d'oenophiles, il n'édite pas de guide de vins.

In Vino Veritas est un magazine d'opinion. Il fait des choix. Il ne vise pas à plaire à tout le monde. Il ne peut publier que les grands crus de Bordeaux, en 2013, ont le mérite d'être des vins de plaisir. Surtout pas au prix demandé.

In Vino Veritas n'a aucun lien avec la production. Il ne gère pas de groupement de producteurs, son patron ne possède pas de vignes, ne produit pas de vin, ne bénéficie pas de mise en avant dans la grande distribution. Ne propose pas de "deals" à ses lecteurs sur les vins qu'il sélectionne.

Tout ça ne favorise pas toujours son développement. Car ses seules rentrées d'argent sont les abonnements de ses lecteurs et les publicités de ses annonceurs.

Mais tout ça explique aussi que ceux qui y collaborent s'y plaisent, en général. 

Ils y entrent par cooptation, parce qu'ils partagent des valeurs, un intérêt commun pour le vin et ceux qui le font, une ambition, une esthétique.

Ils en sortent quand ils ne partagent plus ces valeurs, ou quand ils deviennent vignerons, ou quand ils meurent. 

Ils ont l'envie de partager ce que ce métier nous donne de plus beau: un contact permanent avec le vignoble; avec tout ce que cela comporte de moments magiques, enthousiasmants, de coups de colère et de déceptions, aussi.

Ce qui ne les empêche pas de se tirer la bourre entre eux, car ils ne cherchent pas l'unanimité. Même pas de façade.

J'arrête ici ce plaidoyer pour une revue qui s'annonce elle-même ainsi: "Probably the most modest wine Magazine in Belgium", un peu en réaction. Vous me direz que c'est Pro Domo. Et vous aurez raison. 

Mais si nous ne faisons pas valoir nos atouts, notre différence, qui le fera?

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |