28 décembre 2014

Ca bouge chez IVV!

Le dernier numéro « papier » d’In Vino Veritas est sorti de presse il y a quelques jours.

Un véritable collector!

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Dès le mois de février, en effet, cette revue, dont j'ai l'honneur d'être le rédac'chef adjoint, passe en numérique. En digital, comme disent ceux qui comptent sur leurs doigts.

C’est là l’aboutissement d’un processus débuté il y a plus de trois ans, lorsque nous avons commencé à proposer des abonnements à la version numérique du magazine.

Mais la démarche actuelle va beaucoup plus loin: libéré des contraintes de la parution papier, nous entendons bien profiter au maximum des possibilités du virtuel, et notamment de l’interactivité.

Comment cela va-t-il fonctionner en pratique ?

Notre site internet, www.invinoveritas.apic.be sera notre plateforme centrale de diffusion; nous y regrouperons tous nos contenus – le blog, le magazine, la newsletter.  Certains en accès libre, le plus gros du magazine avec code d’accès pour les abonnés. Les articles pourront également être commandés à l’unité via le site.

Des liens vous permettront d’accéder directement aux sites des producteurs sélectionnés ou de leurs importateurs ; ou encore, de vous référer aux articles déjà parus dans IVV sur le même sujet.

Autre changement de taille – c’est le cas de le dire, le nombre d’articles n’étant plus un souci, In Vino Veritas va pouvoir gagner en volume.

Parce qu’à toujours vouloir faire court, on finit par ne plus rien expliquer.

Il gagnera aussi en réactivité : tous les deux jours, un nouveau contenu sera mis en ligne.

Nous espérons que ces changements vous séduiront.

En attendant, dans ce numéro, vous trouverez toutes vos rubriques habituelles, avec en vedette un dossier Douro.  

Hervé Lalau

00:24 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Tags : presse, magazine, ivv, in vino veritas | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

19 décembre 2014

Ils ont des abattoirs, vive la Bretagne...

"C’est un symbole de la Bretagne", a déclaré Manuel Valls en arrivant à l’abattoir Gad de Josselin. 

C'est drôle, pour moi, la Bretagne, c'est autre chose qu'une industrie intensive, polluante et subventionnée; quand je pense à la Bretagne, je pense aux Traou Mad, aux fars, aux phares, aux menhirs, aux dolmens, au Kouinn Amann, au Cidre de Fouesnant, au Chouchenn, éventuellement aux coiffes et aux chapeaux ronds... Et au Muscadet, bien sûr!

Pas à ces pauvres cochons malodorants et qui nitratent tellement les rivières que les algues vertes envahissent les baies de la région. Il est amusant de lire que la filière se vante du "lien au sol" de ses producteurs, qui possèdent en moyenne 83 ha de terres par exploitation: ces hectares, ce n'est pas pour les porcs, qui sont entassés à raison d'un m2 par animal dans des hangars chauffés, mais pour épandre les déjections des animaux. Encore un peu, et on nous parlera de terroir!

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Ces algues vertes qu'on ramasse au bulldozer...

Bien sûr, M. Valls fait son boulot, il entend sauver des emplois; mais qui aura le courage de dire aux Bretons que ces emplois auraient dû être développés dans d'autres industries moins concurrencées, des secteurs moins bouchés? La filière se dit "responsable" (mais apparemment pas coupable de ses rejets); ne faudrait-il pas aussi qu'elle soit rentable, sans les subsides du contribuable européen?

10:25 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |