15 octobre 2007

Vins d'auteurs... belges!

Les Vins de Roisin n'en finissent pas d'étonner les dégustateurs. La 
précision de la vinification de Ludovic Boucart (qui marche sur les 
traces de son père) aboutit à des produits qui, tout en préservant le 
caractère du fruit (j'allais dire cépage), méritent vraiment le 
qualificatif de vin. Et pourtant, ils ne sont pas issus de raisin.

Coing, rhubarbe, cerise, framboise... il y en a pour tous les goûts 
et toutes les créativités gastronomiques. La gamme s'est renforcée l'an dernier d'un vin de rhubarbe pétillant, qui se classe d'entrée 
dans la catégorie des vins d'auteur.
 
 
Roisin
Laissons l'ami Xavier Faber, meilleur Sommelier de Belgique, et grand 
découvreur de vins, en parler:  "Quelle idée ce Sparkling, il nous 
fallait quelqu'un comme Ludovic, toujours à la recherche d'un produit 
original et bon pour ouvrir nos esprits et nos palais. Ce vin 
effervescent présente une belle couleur or-jaune avec de légers 
reflets verts. Les bulles sont fines et persistantes. Le nez est 
ouvert avec une belle intensité et plein de fraîcheur, un parfum très 
délicat de rhubarbe (normal non !), de notes florales et de fruits 
exotiques. La bouche est très longue et très agréable avec de subtils 
arômes de fruits frais. Elle se termine sur des arômes de rhubarbe et 
de pamplemousse, le tout construit sur une très belle suavité".

 
Pour faire bonne mesure, et pour ceux qui ne pensent pas qu'aux 
bulles, j'ajoute que les cuvées de vin de cerise et de coing 
réalisées par les Boucart sortent de la catégorie des vins de fruits 
pour entrer dans celles de grands vins tout court. La patte du 
vinificateur transcende le fruit pour atteindre à l'universel.



Mais d'où sortent ces deux illuminés? De Roisin, petit village à la 
frontière franco-belge, non loin de Valenciennes. Le village est 
officiellement belge, sauf un hameau; on ne sait pas toujours où on 
est, les maisons jouent à saute-frontière. Alors, on a longtemps vécu 
ici de l'import-export de denrées taxées (pour ne pas dire de 
fraude). Les Boucart, eux, ont choisi de faire du vin. Si le père, 
Jean -Marie, est autodidacte, Ludovic, le fils, est oenologue. Les 
deux se complètent très bien.  D'ailleurs, les vieilles cuvées de 
l'époque du papa (type 1991-1995) ont pris aujourd'hui une dimension 
colossale.

Faute de raisin, nos deux Septentrionaux ont choisi d'autres fruits, 
mais leur passion est bien bacchique. Ils ont consenti des 
investissements invraisemblables dans le but d'élaborer le meilleur 
vin de fruits au monde.
Ce n'est pas de la vanité (pas le genre de la famille) juste une 
saine ambition.Et ils sont en passe d'y réussir. Aujourd'hui, on 
trouve leurs produits chez de grands restaurateurs parisiens ou 
bruxellois (toujours à saute-frontières), chez des gens qui ne 
rigolent pas avec la qualité.



 

Hervé Lalau

 

Info: 00 32 65 66 48 58 ou ludovic.boucart@lesvinsderoisin.be

 

Vous pouvez retrouver cette chronique dans le magazine In Vino Veritas 

13:38 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |