16 octobre 2007

Aristide Spies, Meilleur Sommelier de Belgique 2007

Ce dimanche 14 octobre, la Gilde des  Sommeliers de Belgique organisait le concours national du «Meilleur Sommelier de Belgique – Trophée Ruinart 2007».
Les finalistes, sélectionnés suite aux épreuves théoriques, se sont affrontés lors de 6 épreuves pratiques. Celles-ci étaient composées d’une dégustation de vins, une décantation de vin, la correction d’une carte de vins, un accord mets et vins, le service des cigares et, pour terminer, la reconnaissance de 4 thés.
Pour assurer la supervision de la compétence de ces professionnels du service du vin et le sérieux du concours, le comité organisateur a reçu le soutien de personnalités de tous les aspects de la profession (sommeliers, presse spécialisée, négoce et l’enseignement).
Tout ce concours, hébergé au SAS Radisson par Yves Mattagne et son équipe, s’est déroulé sous les yeux attentifs des membres de la Maison Ruinart, sponsor du concours, et de Maître Caroline Raeymaekers, Huissier de justice à Anvers.
Un chaleureux et nombreux public a encouragé, supporté ou simplement découvert les différentes difficultés que représentent les multiples facettes de ce magnifique métier.

 

Aristide 1

A l’issue d’une lutte acharnée, qui a mis en évidence toutes les qualités professionnelles des candidats, William Wouters, Président de la Gilde des Sommeliers de Belgique a annoncé le nom du gagnant: il s'agit d'Aristide Spies sommelier aux Forges du Pont D’oye, à Habay-La-Neuve.

Remportent les deux autres accessits Tim Vandeput Kees Dobbelaar.

Plus d'info: pazzo@skynet.be 

18:25 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Le Champagne en Belgique (2006)

La Belgique est le quatrième débouché à l’exportation des vins de Champagne, avec 9,38 millions de bouteilles importées en 2005 (+1% par rapport à 2004), pour un montant total de 117,97 millions d’euros. Surtout, le Belge est le deuxième plus gros consommateur de Champagne dans le monde derrière le Français, avec près d'un litre par an et par tête d'habitant.
Marché proche et fidèle, la Belgique reste choyée par les producteurs, comme a pu en témoigner le 12 octobre dernier la Journée Belge des Vins de Champagne, organisée par le CIVC, et «hébergée» cette année par l’Ambassadrice de France, s’il vous plaît.

Le miracle champenois

La situation belge illustre les bonnes performances du Champagne en général, et de l’exportation en particulier. S’il est trop tôt pour tirer des conclusions sur les ventes de 2006, on peut déjà noter que les 8 premiers mois de l’année ont vu une hausse des ventes totales de 7% par rapport à 2005 ; la hausse étant de 11% pour l’exportation, et de 3,8% pour le marché français. Année après année, dans la crise viticole française, le Champagne fait figure de miraculé. Ce que l’on peut attribuer, d’une part, à la force de la marque Champagne (un seul nom, une seule image de luxe encore abordable, patiemment protégée et entretenue), et la force des grandes marques qui tirent les wagons de l’exportation.

Montée en gamme

A titre d’exemple, le marché belge est alimenté par pas moins de 505 expéditeurs, mais les 15 plus gros représentent 58% des ventes.

Toujours en termes de ventes, les premiers fournisseurs de la Belgique sont les Maisons de négoce (81%), devant les coopératives (10%) et les caves particulières (9%). Ces données ne tiennent évidemment pas compte des achats effectués par les Belges en Champagne même, qu’il est très difficile d’estimer (15, 20% ?) , mais qui profiteraient sans doute un peu plus aux caves particulières.
Ces deux dernières années, on note en Belgique une légère baisse de la consommation de brut sans année (-49.940 bouteilles) ; mais cette légère baisse est plus que compensée par la hausse du demi-sec (+79.884) et du rosé (+61.733). Les millésimés sont aussi à la hausse (+7250 bouteilles).
Globalement, le prix moyen à la bouteille achetée progresse de plus de 5%.
Malgré cette « montée en gamme », le BSA constitue cependant toujours le plus gros du volume consommé chez nous.

Désaisonnalisation


La fin d’année reste une période cruciale pour le Champagne (décembre représente environ 40% des ventes au détail), mais les dernières années ont vu une désaisonnalisation assez régulière de la consommation.
Les Belges ont manifestement pris au mot les Champenois qui, depuis des lustres, associent Champagne à la fête – toute la fête, et pas seulement les Fêtes.

____________________

Le prix ou l’image?

Ghislain de Montgolfier, Président de Bollinger, envisage d'attaquer en justice certaines enseignes de la distribution française. En cause, les prix jugés trop bas de leurs promos à l'occasion des Foires aux Vins. M. de Montgolfier cite le cas de bouteilles de Champagne Bollinger vendues à 27 euros au lieu de 70, prix conseillé.
Et quand on sait que les Foires aux vins représentent aujourd'hui entre 15 et 20% des ventes annuelles de Champagne en France, on comprend son inquiétude - question de chiffre d'affaires, bien sûr, mais aussi d'image.
Bollinger ne met pas en cause toute la distribution française, mais compte bien, par cette action, en savoir plus sur les pratiques commerciales des grandes chaînes françaises en matière de Champagne. Et notamment, leurs canaux d'approvisionnement, leurs marges, etc....
Bollinger, qui n'est pas vraiment un champagne de supermarchés, n'a pas grand-chose à perdre, ce qui explique sûrement une pugnacité à laquelle ses pairs ne nous ont pas habitués, vis-à-vis des grands distributeurs.

____________________

                                  (c) Hervé Lalau

15:01 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |