05 avril 2008

Quid Novi ?*

Eric Boschman nous revient de vacances avec une rubrique musicale... 

 

"Le 10 avril, à Mons, dans le centre commercial « Les Grands Prés », à vingt heures, VERONIQUE LAMBERT, cantatrice mezzo-soprano dont la réputation n’est plus à faire, accompagnée de sa fidèle pianiste, lancera trilles et octaves pour le plus grand bonheur de tous, grands et grands. Parce que les petits, le lendemain ils ont école, et qu’en plus les PSP ça fait un bruit qui perturbe le chant des grandes. Je vois d’ici vos regards ébahis, où est le pinard là dedans ? Promis, je n’ai pas décidé de transformer votre chronique favorite en rubrique culturelle. D’après les sondages en profondeur, il s’avère qu’un lecteur sur 12 préfère cette rubrique aux maux croisés, merci fidèles lecteurs, je vous aime aussi.

Non, Véronique Lambert vient offrir son précieux concours à une initiative qui mérite d’être soutenue. Pour vous expliquer les choses comme il faut et comme toujours, un peu d’histoire, mais c’est promis ça ira vite, s’impose.  Il était une fois, dans la bonne ville de Mons, entre deux remontées du Car d’Or, un Combat dit Lumeçon et trois poils de crin de Dragon, deux passionnés de vin, et des artistes Montois qui décidèrent de s’unir dans une belle aventure : LES FOLLES BARRIQUES DE L’ESPOIR.

Tout commence par Jean DENEUMOSTIER, qui caressait depuis longtemps le rêve de posséder des vignes, et d’élaborer du vin. Après 6 années de recherches, c’est dans le Blayais, à BERSON, qu’il découvre le lieu qui lui permettra de concrétiser son rêve. Le Château «LES HIVERS GRILLET». Vous remarquerez que malgré une belle carrière plutôt sérieuse dans l’industrie, l’homme cultive un sacré sens de l’humour, essayez de griller en hiver vous, et vous me raconterez. 14 hectares argilo-calcaire profitant d’une exposition plein sud, plantés de merlot, de cabernet sauvignon, de cabernet franc. Bref, le bonheur.

Après de multiples travaux de rénovation, la construction d’un chai, le remplacement du matériel vétuste, replantage, etc… l’élaboration de son vin peut commencer. On est encore loin des barriques de l’espoir, mais on s’en rapproche à grands pas, c’est promis. C’est que  notre homme a beau être tombé dans son rêve, il lui faut vendre quelques bouteilles, histoire d’assurer la pérennité à son fantasme. C’est comme ça qu’il rencontre Dany MELCHIORRE, un truculent personnage, pilier, entre autres, du commerce de vin de la région montoise. De retour du Château PUECH-HAUT, en Languedoc, où il a pu admirer une exposition de barriques peintes, Dany s’ouvre à Jean d’un projet. Ils mûrissent l’idée avec le concours d’artistes montois et des environs de faire décorer 16 barriques.

Ces barriques seront exposées du 7 au 25 Avril, au centre commercial  «LES GRANDS PRES» à Mons. Le vernissage est prévu le jeudi 10 avril à 20 heures. Jusque-là, c’est sympa, ça met un peu de vie dans le centre commercial, mais bon, hein, ça casse pas trois pattes à un canard.

Attendez, normalement, s’il y avait de la musique sur cette page, c’est ici que le tempo deviendrait un peu crispant, le suspense est derrière la virgule à venir. Pas encore ici, ça c’était un point. C’est que ce travail, cette collaboration, cette amitié ont un but, et chouette en plus. Ces œuvres d’art seront vendues. Vous me direz, une barrique ça tient un peu d’espace ; ben justement, c’est l’idée, vider un peu votre portefeuille pour remplir un peu le cœur d’orphelins au Viêt-Nam. C’est que les deux compères ont croisé le chemin de Jean-Pol Boite, un homme bien qui œuvre à rendre un sourire aux enfants. Le résultat de la vente sera entièrement utilisé à la construction d’un orphelinat de 1.100 m2 là-bas, au fin fond de l’Asie. Comme quoi l’hédonisme participe aussi au bonheur de ceux qui ne savent pas forcément ce que c’est. On dit que ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit, si c’est pour qu’ils se vendent au mieux, c’est une bonne nouvelle.

Sur ce coup-là, vous n’avez pas d’excuse, d’autant que mon petit doigt me dit que le vernissage ne se fera pas qu’a l’eau claire et au pain sec. Il ne vous reste plus qu’à réunir vos économies et à foncer !"

                                                                                                    Eric Boschman 


*Traduction : Pourquoi as tu un vélo Novy et pas un Eddy Merckx ?
ou alors : Qué novell m’fi ?

Renseignements complémentaires à propos de l’exposition : 065/31 27 18.
Renseignements à propos de l’orphelinat au Viêt-Nam: Jean-Pol BOITE 0495/264039

20:13 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

19 mars 2008

Un gouvernement, ça s'arrose!

Fêtons l'arrivée prochain du nouveau gouvernement belge en ouvrant quelques belles bouteilles...

CHATEAU REYNDERS

Un blanc comme neige issu d'un cépage de raisin bleu.
Au nez, il développe des odeurs de sainteté mais qui font vite place à des notes plus poivrées.
Une attaque mielleuse s'estompe assez rapidement pour faire place à une vigueur qui a tendance à dominer.
La lente maturation a permis l'établissement de la pourriture noble et est typique de cette lignée de vins qui se plaît en accompagnement de plats luxueux tels caviar, homard et langoustes.
On évitera toutefois de le servir avec de la viande rouge ou avec des plats cuisinés avec des agrumes, les oranges en particulier afin d'éviter de mettre en évidence sa tendance dominatrice.
Ce vin est assez difficile à accorder mais sera parfait avec un waterzooi à la gantoise.

NUIT ST MILQUET

Un rosé de bonne facture à la couleur franchement orangée.
Ce vin présente au verre une jambe grasse mais sans excès.
Selon moi, ce vin mérite qu'on l'oublie quelques années en cave car il semble encore un peu trop vigoureux.
On évitera de le servir après un Château Reynders car celui-ci a tendance a amplifier son acidité naturelle assez marquée.
Bref un vin que l'on sortira aux grandes occasions de façon à prolonger un peu une soirée entre amis par exemple.

CLOS DI RUPO

Un vin rouge italien qui sait se retenir.
On sent qu'il a été élevé en barrique de vieux chêne équilibrée par une tendance féminine assez prononcée. Cette tendance est parfaite pour accompagner un plat tel qu'une cuisse de biche auprès de laquelle il saura rester neutre.
Il semble être à son apogée. Il est à boire dès à présent de façon à ce que ses arômes ne s'éparpillent pas. On évitera toutefois de le servir en présence de jeunes viandes vigoureuses.
A noter que l'année 2007 n'a pas donné un grand vin, il a en effet souffert du climat pourri qui a sévi dans sa région de culture

 

Posté par Michel Aubert, Champion du Monde de la Parlotte

11:47 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |