15 juillet 2008

Crevettes

Avec quelques jours d'avance, la chronique dominicale - et matinale- de notre irremplaçable Boschman... Cette fois-ci, il nous la fait conseil d'amis pour l'été...

"Qu’est ce que tu fais pour les vacances ? Moi je n’ai pas changé d’adresse. Je vis toujours sur la digue où je regarde les chevaux écumer les vagues qui s’arrêtent avant les vagues de dunes à la recherche de quelques crevettes grises. Comme quoi, chanter, même bien, ce n’est pas toujours dire la vérité.

Cela dit, en matière de crevettes, les grises de la Mer du Nord sont de plus en plus chères et pas qu’à nos cœurs, et de plus en plus rares. Peut-être que les crevettes de Koh Phi Phi garniront un jour les tomates d’Oostende. En attendant les prochains désastres écologiques, savourons ces fruits de la mer, d’élevage plutôt que sauvages, sans nous priver, accompagnées de quelques boutanches spéciales pour l’été, ou presque.  Pour ne pas déroger aux clichés saisonniers, ni même à ces si belles idées préconçues, ouvrons le bal avec un rosé. Et paf ! un Montepulciano D’Abruzzo répondant au doux nom de Vipra.

En vente chez Delhaize pour 4,99 €, c’est le genre de pinard qui accompagnerait parfaitement bien quelques crevettes tigres grillées avec une sauce Thaï. Vous avez un peu peur des rosés italiens, vu que votre beau-père prétend qu’il n’existe pas de bon rosé dans la Botte et qu’il est peu prématuré de changer de beau-père, d’autant que c’est lui qui offre les vacances d’été ? Proposez lui donc un Malbec d’Argentine, vous pourrez toujours expliquer que l’on cultive aussi ce cépage en France, pas la peine de lui dire que c’est presque à l’état de traces.

Celui-ci est issu de la Calchaqui Valley, qui comme son nom ne l’indique pas se situe à 1700mètres d’altitude. Cette particularité permet à la maison Miguel Torino d’élaborer des vins à la fois bien mûrs et bien acidulés. Avec ça, ajoutez-moi un tartare de grosses crevettes assaisonné de quelques oignons verts, d’un jus de lime, de piment d’Espelette et le bonheur sera au rendez-vous. Il faut d’abord passer chez Colruyt et payer 4,99 €.

Votre vie de cigales à la belle saison c’est le rouge, un peu frais, de la porte du frigo, qu’à cela ne tienne, le Bacaia 2006 à 7,69 chez GB sera le genre de truc qui vous ravira. Le San Giovese, cépage à la pointe de fraîcheur bien connue, quand il vient de Romagne, peut se faire tout rond, tout simple. Pour donner la réplique à quelques gambas rôties au four avec une goutte d’huile d’olive et un peu de romarin, c’est presque parfait. Bon appétit !"

Eric Estival Boschman

11:14 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 juillet 2008

Palmarès des distributeurs belges de vin

Selon GfK, sur les deux dernières années écoulées, les hard discounters sont les grands gagnants de l'évolution du marché belge du vin.

Dans le dernier rapport (2005-2007) édité par le cabinet d'études pour le compte de Vinifhlor, on note au contraire un fort tassement des ventes de Colruyt (de 24,5 à 22,8% en volume sur les deux ans, de 24,5 à 23,3% en valeur).

Mais la baisse la plus surprenante est sans doute Delhaize. L'enseigne au Lion (ou était-ce un tire-bouchon?) voit sa part du marché du vin passer de 16,7 à 14,5% en volume et de 19,2 à 16,8% en valeur.

Carrefour, quant à lui, évolue en dents de scie mais progresse sur la période: de 14 à 16,3% en volume, de 16,4 à 18,4% en valeur.

La percée du "hard" profite aux vins non-français, car Aldi, principale enseigne du hard discount, ne propose que 33% de vins français, quand les autres distributeurs sont entre 60 et 70%.  

Les chiffres de GfK sont basés sur un panel de ménages belges. 

Source: Viniflhor 

11:10 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |