09 novembre 2009

Boschman et les bulles

Et un petit coup de Boschman pour commencer la semaine en beauté...

Avez-vous constaté l’étrange phénomène qui agite les linéaires de nos grandes surfaces depuis deux ou trois ans ? si vous n’avez rien vu, parlez-en à la personne qui fait les courses dans votre famille. Parce que pour ne rien voir il faut le faire exprès. Le monde des bulles est en effervescence, c’est le moins que je puisse en dire. Le Champagne stagne, pour ne pas dire qu’il se tasse, voire qu’il la boit, la tasse, en ce moment. Probablement à cause d’une politique tarifaire un tant soit peu exagérément excessive. D’autre part les Cavas augmentent leurs parts de marché de façon vertigineuse, et c’est même pas exagéré. Ajoutez maintenant les Proseccos qui déferlent en vagues serrées et vous aurez une idée plutôt réaliste du marché actuel.

Cela dit, pour en revenir au Cava, il serait aujourd’hui plus vendu que le Champ sur le marché national. Pour avoir un ordre d’idée, on évoque souvent un chiffre de 10 millions de bouteilles annuelles, plus encore au moins 2 millions achetées à la propriété et, peut-être 2 ou 3 millions de plus que l’on aurait oublié de déclarer aux accises. Mais ça, ce serait surprenant les contribuables, de part et d’autre de la frontière étant d’une probité proverbiale et craignant par dessus tout la foudre des gabelous, ils ne tricheraient pas. Et puis, c’est un peu comme pour la drogue ou le blanchiment d’argent, ces bouteilles fantômes ne sont qu’une estimation au pif, le doigt levé dans le sens du vent. Mais même si on se limite a l’officiel, ça joue sur plus ou moins 12 millions de bouteilles. Même si l’on observe un tassement sérieux des ventes, si le Cava fait plus, ça commence à devenir énorme. Certes, la crise aidant nous aurions peut-être plus de temps à consacrer a nos libations, on peut tenter d’oublier le quotidien vaille que vaille, mais quand même, ça commence à faire beaucoup.

Il y a au moins deux questions sous-jacentes fondamentales à la lecture de ces chiffres. Qui consomme le Cava ? principalement les restaurateurs. Tiens, tiens, moi qui passe ma vie au restau, jamais, ou presque, on ne me propose de Cava à l’apéro, mais bien une coupe de Champagne maison dont on omet de me présenter la bouteille régulièrement. Y aurait il un petit oubli de la part de mes camarades ? non, pas possible, d’autant qu’avec tout le personnel qu’ils vont engager grâce à Didjé, ils vont pouvoir me montrer un tas de bouteilles pour l’apéro. Ça c’est comme qui dirait une bonne nouvelle. L’autre question qui me vient à l’esprit, grâce à mon camarade Hervé, qu’il soit bénit, oui, oui,  c’est : que foutent les producteurs de bulles franchouillardes autre que champenoises. Où sont les cohortes de Crémant d’Alsace, les bataillons de Clairettes, les régiments de crémants de Loire ou de Bourgogne, voire, mais ça c’est vraiment pas obligatoire, les brouettes de crémant de Bordeaux ? Is anybody out there ? A moins que cet état de fait ne soit la triste conséquence d’une politique de communication ridicule depuis des lustres où le consommateur y perd son latin et où les prix sont largement sur estimés ? Quelles que soient les réponses, quelle triste apathie. En attendant, vu la qualité sans cesse croissante de l’offre tant en Cava, qu’en Procès Cools et autres bubulles du monde, la bonne nouvelle se situe au niveau de nos portefeuilles. Faudrait être con pour bouder son plaisir, hein ?

Eric Boschman

06:29 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

05 novembre 2009

Het echte Moment Calvados

Ca fait drôle de voir une campagne pour un produit aussi "Fransse Profonde" en langue néerlandaise, mais la Sopexa a certainement raison de se dire que s'il il a une marge de progression pour les ventes de la liqueur normande, c'est au Nord du pays. Bref, voici son argumentaire:

"Le Calvados : en presse, sur Internet et bientôt dans votre verre !
 
Cette fin d’année 2009 sera marquée sous le slogan de la campagne de communication :

« Calvados…het échte moment »
L’identité visuelle et le positionnement dévoilent directement le territoire de la communication du Calvados :


o Positionnement unique et spécifique : une promesse à l’écoute de l’être profond
o En accord avec la nature du produit (authenticité, naturel)
o En accord avec la cible masculine
o Générateur de statut
o Porteur de promesses

La stratégie à suivre :
o Créer de la présence à l’esprit « Calvados » à une période stratégique de l’année
o Diffuser le visuel de campagne dans des contextes favorables en termes de centres d’intérêt de notre cœur de cible, en associant le produit aux valeurs de l’authenticité, de la qualité et du bien-vivre.

La solution afin d’atteindre les objectifs de la campagne : un plan média puissant et impactant qui garantit une omni-présence de la campagne Calvados:
o Une série de 17 insertions dans la presse grand public, à forte audience, dans une sélection de titres visant notre cœur de cible (homme 35+, groupes sociaux élevés), tels que Bizz, Trends, Gentleman, … Cliquez ici pour voir le détail du plan média
o Un plan média web, le médium incontournable d’aujourd’hui !, ayant pour but de rester dans le contexte des titres forts du plan média afin d’accentuer la répétition, la mise en contact avec le visuel et le trafic vers le mini-site Calvados, il intègre deux parties :
o L’une propose l’envoi d’un e-mailing ciblé JustForYou vers 11.000 contacts 35+, CSP+, amateurs de gastronomie, œnologie et alcool en général.
o L’autre intègre un plan média classique vers des sites forts néerlandophones : Het Nieuwsblad, De Standaard, resto.be ; en relais de la campagne presse, et afin de renvoyer l’internaute vers le mini-site Calvados, sous forme d’IMU.
o Un site informatif proposant un contenu rédactionnel permettant d’en savoir plus sur le produit, et de jouer pour gagner des bouteilles de Calvados et un séjour en Normandie.

Intéressés? Cliquez ici www.hetechtemoment.be

09:09 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |