25 novembre 2009

Les Ateliers du Goût

Les Ateliers du Goût. Tel est le nom de la nouvelle aventure dans laquelle s'est lancé, entre autres, Christophe Heynen (Gustoworld).

Christophe nous décrit ainsi l'objet social de ces Ateliers: "former au goût via des cours de cuisine, de dégustation de vins, d'art de la table et d'art floral". Mais de manière jeune: "Loin des cours standard, nous travaillons depuis bientôt 6 mois sur une trame pédagogique ouverte et dynamique avec plusieurs chefs, sommeliers, décorateurs de renom du pays".

Parmi les animateurs de ces formations, on retrouve des noms connus des amoureux des produits nobles, comme le fromager-affineur Jaquy Cange et le chef Dimitri Marit...

La direction de l'ensemble est assurée par Damien van Bellinghen (ex-Cercle de Wallonie à Namur).

 

Plus d'infos: http://www.lesateliersdugout.be/

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Christophe Heynen

22:59 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

09 novembre 2009

Boschman et les bulles

Et un petit coup de Boschman pour commencer la semaine en beauté...

Avez-vous constaté l’étrange phénomène qui agite les linéaires de nos grandes surfaces depuis deux ou trois ans ? si vous n’avez rien vu, parlez-en à la personne qui fait les courses dans votre famille. Parce que pour ne rien voir il faut le faire exprès. Le monde des bulles est en effervescence, c’est le moins que je puisse en dire. Le Champagne stagne, pour ne pas dire qu’il se tasse, voire qu’il la boit, la tasse, en ce moment. Probablement à cause d’une politique tarifaire un tant soit peu exagérément excessive. D’autre part les Cavas augmentent leurs parts de marché de façon vertigineuse, et c’est même pas exagéré. Ajoutez maintenant les Proseccos qui déferlent en vagues serrées et vous aurez une idée plutôt réaliste du marché actuel.

Cela dit, pour en revenir au Cava, il serait aujourd’hui plus vendu que le Champ sur le marché national. Pour avoir un ordre d’idée, on évoque souvent un chiffre de 10 millions de bouteilles annuelles, plus encore au moins 2 millions achetées à la propriété et, peut-être 2 ou 3 millions de plus que l’on aurait oublié de déclarer aux accises. Mais ça, ce serait surprenant les contribuables, de part et d’autre de la frontière étant d’une probité proverbiale et craignant par dessus tout la foudre des gabelous, ils ne tricheraient pas. Et puis, c’est un peu comme pour la drogue ou le blanchiment d’argent, ces bouteilles fantômes ne sont qu’une estimation au pif, le doigt levé dans le sens du vent. Mais même si on se limite a l’officiel, ça joue sur plus ou moins 12 millions de bouteilles. Même si l’on observe un tassement sérieux des ventes, si le Cava fait plus, ça commence à devenir énorme. Certes, la crise aidant nous aurions peut-être plus de temps à consacrer a nos libations, on peut tenter d’oublier le quotidien vaille que vaille, mais quand même, ça commence à faire beaucoup.

Il y a au moins deux questions sous-jacentes fondamentales à la lecture de ces chiffres. Qui consomme le Cava ? principalement les restaurateurs. Tiens, tiens, moi qui passe ma vie au restau, jamais, ou presque, on ne me propose de Cava à l’apéro, mais bien une coupe de Champagne maison dont on omet de me présenter la bouteille régulièrement. Y aurait il un petit oubli de la part de mes camarades ? non, pas possible, d’autant qu’avec tout le personnel qu’ils vont engager grâce à Didjé, ils vont pouvoir me montrer un tas de bouteilles pour l’apéro. Ça c’est comme qui dirait une bonne nouvelle. L’autre question qui me vient à l’esprit, grâce à mon camarade Hervé, qu’il soit bénit, oui, oui,  c’est : que foutent les producteurs de bulles franchouillardes autre que champenoises. Où sont les cohortes de Crémant d’Alsace, les bataillons de Clairettes, les régiments de crémants de Loire ou de Bourgogne, voire, mais ça c’est vraiment pas obligatoire, les brouettes de crémant de Bordeaux ? Is anybody out there ? A moins que cet état de fait ne soit la triste conséquence d’une politique de communication ridicule depuis des lustres où le consommateur y perd son latin et où les prix sont largement sur estimés ? Quelles que soient les réponses, quelle triste apathie. En attendant, vu la qualité sans cesse croissante de l’offre tant en Cava, qu’en Procès Cools et autres bubulles du monde, la bonne nouvelle se situe au niveau de nos portefeuilles. Faudrait être con pour bouder son plaisir, hein ?

Eric Boschman

06:29 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |