28 décembre 2010

Charlotte, vingt ans déjà

Il y a vingt ans jour pour jour, je me levais pour partir au boulot. Ma femme m'a retenu: "Je crois que c'est pour aujourd'hui". Changement de programme, on part à la clinique. Trois heures plus tard, Charlotte était née. Avec Charlotte, les choses ne traînent pas.

Cliché 2007-04-29 12-37-39.jpgCharlotte, 20 ans déjà

Si Charlotte était une voiture, ce serait une Mini Cooper. Diesel. Parce qu'elle est rapide, qu'elle a du style, mais aussi de l'endurance.

Si Charlotte était un animal, ce serait un écureuil. Curieux de tout, toujours sur le qui-vive, sensible, mais assez réfléchi pour penser à faire son stock de noisettes pour les mauvais jours.

Si Charlotte était un vin, ce serait un rouge de Loire, vif, fruité, avec du velouté en bouche. Un vin d'auteur, un vin d'artiste.

Bon, vous l'avez compris, j'aime très fort ma fille et je suis fier d'elle. Je suis sûr qu'elle fera son chemin dans la vie. Elle est en 3ème année d'histoire - et oui, je lui ai passé cette passion-là.

Je ne suis pas sûr d'avoir été le meilleur père qui soit - je suis assez soupe au lait, et j'ai été souvent absent. Mais ce n'est ni le moment ni le lieu de m'apitoyer.

Si je vous en parle, c'est parce que je me dis que c'est un cadeau original: vous ne la connaissez pas; aussi, vous la vanter, c'est totalement désintéressé.

Et puisque sur ce blog, tout finit, non en chansons, mais en vins, je vous signale, amis soiffards, que nous boirons aujourd'hui deux vins de son année, 1990.

Un Coteaux du Layon Rochefort de chez Grosset. Et un Madiran Domaine de Mourchette. Je suis curieux de voir s'ils s'épanouiront aussi bien que notre Charlotte.

11:37 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Tags : charlotte, vin, vignoble, grosset, madiran | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

23 décembre 2010

L'Hurluberlu, vin allégorique

Ca bouge, à Waterloo. La morne plaine (à ce qu'on dit) vient d'accueillir un nouveau supermarché totalement consacré au bio. En lieu et place d'un Go Sport.

Ce qui tendrait à prouver que les Waterlootois sont plus gourmands que sportifs, mais je digresse.

Le nouveau magasin s'appelle Séquoia, c'est le 3ème du genre, ils tous proches de Bruxelles, et on y trouve une foule de produits bio, aux marques souvent confidentielles sauf pour les inititiés. D'ailleurs, quand on entre là, on a un peu l'impression de changer de monde. Sensation d'espace, ambiance un peu zen, drôles d'emballages, et je ne vous parle pas du look de certaines clientes. Diversity, brothers & sisters. Le bobo, parfois, ça fait mal... aux yeux. Mais un mien copain qui affectionne les anoraks orange et les t-shirts aux motifs porcins me dit que je suis vieux jeu avec mes cravates et mes vestons, alors...

Bref, ce magasin possède un petit rayon vin, et c'est là que j'ai déniché L'Hurluberlu, un Saint Nicolas de Bourgueil que j'avais déjà croisé lors d'une dégustation IVV, mais dans un autre milllésime. Celui-ci, c'est le 2008. Bouteille bordealise légère, capsule à vis, look résolument jeune, on est guère dans les canons traditionnels de ce petit morceau de Loire bien tranquille, mais j'ai voulu vérifier ce qu'il y avait dedans. Bien m'en a pris, car j'aime ce vin, et bien au delà de sa présentation.

Hurluberlu.jpgLe vin de terrasse par excellence (enneigée, la terrasse, s'entend).

Pour son fuit très pur (fraise, cerise, framboise groseille, on croirait une confirure aux 4 fruits, sauf que ça n'a rien de confituré), sa vivacité, son petit côté espiègle aussi, en bouche - du genre: tu m'as mls sur ta langue, tu ne vas pas en avoir de regrets, j'y suis j'y reste. Et un joli grain. Comme on dirait d'un grain de peau, si vous me passez l'allégorie rudement érotique pour une veille de veillée de Noël.

Bref, beaucoup de présence, de prestance, un vrai seigneur en habits de maraud. Un vin vrai qui vous fait chaud à l'âme et même au reste, si vous voyez ce que je veux dire.

Je l'ai dégusté bien frais, pourtant - il faut dire qu'actuellement, j'ai agrandi mon frigo aux dimensions de ma terrasse, c'est l'avantage de ce joli début d'hiver... En plus, comme ma rue n'est pas déneigée, je ne suis pas tenté de rouler. Et donc je bois. Allez-gorique!

 

 

 

 

 

00:09 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Loire | Tags : vin, vignoble, loire, bourgueil, saint nicolas de bourgueil | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |