05 mars 2011

Des nouvelles de Marc Tack

Après 6 années chez Fourcroy S.A., Marc Tack prend la direction commerciale d'Hasselt Millésime N.V. 

Contact: marc.tack@hasseltmillesime.be

16:48 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

04 mars 2011

Lu dans In Vino Veritas 146

Le dernier In Vino Veritas consacre un beau dossier aux Bourgogne 2008.

Dans ce dossier, on trouve un encadré intitulé fort à propos:

"DEUX DÉGUSTATEURS NOUS PARLENT DES AFFRES DE LA DÉGUSTATION À L’AVEUGLE"

Fort à propos, parce c'est de cela qu'on y parle. Je vous fais grâce de la première opinion, car c'est la mienne et je l'ai déjà exprimée ici. Mais voici la seconde, celle de mon ami Youri:

"La première session de dégustation des vins blancs de Bourgogne 2008 (23 échantillons) était particulièrement décevante. De nombreux vins étaient marqués par une acidité et une amertume excessives. Ce sentiment de déception s’était amplifié à la lecture des vins dégustés.

J’avais repris chez moi 5 vins afin de les re-goûter en soirée. Hélas, pas de grand changement et les bouteilles ont passé la nuit au frigo. Le lendemain soir, 3 vins étaient définitivement morts mais, Ô surprise, deux vins s’étaient ouverts et se livraient enfin.
Le Puligny Montrachet Premier Cru Clos du Cailleret 2008 du Domaine des Lambrays, que j’avais qualifié de «trop amer» et d’«austère» la veille, offrait ce soir un nez élégant sur des notes végétales, du citron, de la minéralité, et une touché d’ananas. La bouche à l'attaque tendue, possédait une matière concentrée, de la minéralité, une acidité marquée et une finale un peu stricte mais nettement moins déséquilibrée, laissant présager une belle évolution.
La plus grande surprise vint du Corton Charlemagne 2008 du Domaine Bouchard. Qualifié de «fermé et léger» la veille, après 24 heures d’aération, son nez explosait de complexité; fruits secs, noisette, citron, note fumée, touché florale et fruits jaunes. En bouche, l’attaque était ample, le fruit superbe, la matière serrée, presque tannique et la finale kilométrique.
Ces deux exemples reflètent la difficulté des dégustations à l’aveugle. Nous goutons les vins à un moment X, dans des conditions Y, mais certains vins ont besoin de conditions Z pour se livrer (d’autres non!). Le vin est vivant et sa dégustation ne correspond à aucun modèle mathématique infaillible.

Une semaine plus tard, en dégustant les rouges du millésime 2008, j’ai retenté l’expérience avec 4 vins décevants lors de la dégustation. Un seul s’est ouvert le lendemain: Le Clos de Lambrays. Nous l'avions trouvé réduit, sec et trop extrait; il s’est révélé avec un nez mariant la griotte, le café, des notes florales et minérales. L’attaque de bouche est tendue et minérale, avec une belle rétro de griotte, matière concentrée et très grand extrait sec qui se prolonge en une longue finale serrée. Un vin massif qui devra se fondre, mais qui reflète un très grand terroir."


Youri Sokolov

00:13 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bourgogne, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, dégustation, youri sokolov | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |