25 avril 2012

Ribérastadt comme si vous y étiez (honneur à Luc Charlier)

Luc Charlier ne fait pas l'unanimité. Mais il s'en fout. Et moi aussi. Quand on aime, on ne mégote pas. 

Cette réincarnation de Léon mâtiné d'Erasme et du Ché se lance parfois dans de curieuses démonstrations, voire de furieuses diatribes. Il ne sait ménager ni la chèvre ni le chou à la crème.

Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais qu'importe! Il est sincère et il a de l'esprit. Et puis de la sensibilité. C'est pour tout ça qu'on l'apprécie. Et ses vins aussi - je pense qu'il y a un lien, sinon tout le monde ferait aussi bon que sa Coume Majou dans son coin des PO, et ce n'est pas le cas.

Mais assez glosé, si je vous parle de lui, c'est pour vous inciter à trainer vos guêtres et vos yeux sur son blog, pour un  billet de derrière les faggots. Inspiré par l'actualité politique, cet émigré (ou de force) nous dresse le tableau de son Ribérastadt entre les deux tours. Tours de vis, tours de vice, allez donc savoir.

Quand je lis sa prose, je pense à Robert Zimmerman. A Roger Waters. Et puis au grand Jacques, au petit Jean, au pauvre Boris, au vieux Georges. Et à Fernande, bien sûr.

Alors, allez-y donc tous, rue de l'Eglise, ICI

 

12:52 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Le vin français préfère des sommeliers pour porter son message

Qui, pour France Agrimer et la Sopexa, est le mieux à même de faire passer le message du vin français, en Grande-Bretagne, en Allemagne et au Danemark?

Des sommeliers - en l'occurrence Gérard Basset, Hendrik Thoma et Marlene Hertz.

Ce sont en effet les 4 figures choisies pour la nouvelle campagne européenne "Wines with Style", qui entend mettre l'accent sur le côté "glamour chic" et "fun" (en français dans le texte) du noble breuvage hexagonal.

Et les journalistes du vin? Non, on n'a pas pensé à eux pour ces pays-là. Pour les Pays-Bas, et la Belgique par contre, oui, puisque c'est Harold Hamersma et Filip Verheyden qui s'y colleront.

Vous me direz que bon nombre de sommeliers sont aujourd'hui chroniqueurs, et qu'avec ou sans la carte de presse, ce sont d'abord les qualités de vulgarisateur et la notoriété qui comptent.

D'accord, mais l'exemple espagnol (le Campogate) et plus récemment l'exemple québécois (l'affaire Suckling) montrent qu'il faut être particulièrement prudent en ce qui concerne les conflits d'intérêts.

Et s'il vous plaît, ne voyez dans ce billet ni jalousie corporatiste (j'ai d"excellents amis sommeliers qui font très, très bien leur métier, et presque le mien), ni tentative de ma part de me "placer". Je n'ai ni le temps ni l'exposition médiatique néceessaire pour jouer à ce jeu-là, et en plus, je ne parle pas assez bien le néerlandais.

A mon crédit, j'ai une certaine indépendance d'esprit, mais est-ce un avantage dans ce genre de missions?

Je voulais juste mettre l'accent sur le manque d'attractivité (France Agrimer dirait: "de sex-appeal") du journalisme viticole. A l'inverse, constatons que la sommellerie mène à tout à la condition de pouvoir sortir du restaurant.

07:14 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |