08 mai 2012

Présidentielles françaises: la Belgique en état de siège

Suite aux élections présidentielles françaises, vous vous attendiez certainement à un commentaire politique de ma part. Je ne vous décevrai pas, ô, lecteurs innombrables et désorientés! Vous y avez droit. Et puis, pas question de laisser le champ libre à Charlier ou Berthomeau sur ce sujet aussi brûlant qu'un chardonnay chilien réacidifié.

Au sur-lendemain du scrutin, le peuple de gauche se réveille avec la mine radieuse des jours d'espoir, la France de droite avec la gueule de bois.

Et la Belgique? La Belgique  elle, aimerait bien renouer avec sa propre actualité, occultée par les spéciales présidentielles, les discours de candidats, les annonces anticipées des résultats, les analyses politiques, le micros-trottoirs, les micros-caniveaux, les interviews exclusives des experts parisiens, voire corréziens.

Et même, hier, on a pu voir sur nos antennes  publiques un beau portrait du vainqueur. A croire que la télévision belge lit dans le marc de café. Car pour réunir si vite tant d'archives et les monter si habilement, comme si tout ce cheminement menait inéluctablement à la victoire, il faut avoir commencé tôt...

Mais voila que le petit Royaume se réveille en état de siège.

Depuis lundi en effet, ici, c'est Pays-Bas au Nord et Hollande au Sud.

Hollande.jpg

08:50 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (16) | | | |

01 mai 2012

Premier mai: divorce entre PS et syndicats

J'ai pesté, il y a quelques jours, contre l'obsession de la presse belge pour les élections françaises.

Dans la presse française, par contre, l'actualité belge fait rarement recette. Aussi, pour l'édification de mes lecteurs français qui ne lisent pas la presse belge, je crois utile de leur faire lire le petit article suivant:

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/735121/un-1er...

A l'heure où en France, le secrétaire général du principal syndicat ouvrier appelle à voter pour le candidat du Parti Socialiste, en Belgique, les syndicats reprochent au PS sa politique d'austérité.

"Vérité de ce côté-ci de Quiévrain, erreur au-delà", comme aurait dit Montesquieu si la Belgique avait existé à son époque? Ou bien les mesures prises par M. Di Rupo préfigurent-elles celles que prendra M. Hollande en France s'il est élu? A vous de voir.

En tout cas, j'ai jugé le constraste intéressant. On gagne toujours à regarder ce qui pousse dans le jardin du voisin - même si en définitive, c'est du sien qu'on doit s'occupper.

Vous me pardonnerez, j'espère, cette escapade en dehors de la sphère vineuse, uniquement motivée par l'actualité, et qui n'a d'autre but que de vous titiller.

10:45 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |