17 septembre 2015

Une histoire belge

Un confrère belge s'étonne de ce que je m'amuse encore des "conseils vins" dispensés chez Carrefour Belgique par Bruneau Père et fils. Selon lui, le "deal" entre le cuisinier et le distributeur est terminé.

Peut-être, mais les panonceaux, eux, étaient toujours bien là le 27 juillet dernier, lorsque je suis passé chez Carrefour Market. La photo que j'ai publiée a été dument indexée à cette date.IMG_6894.JPG

Ceci pour mettre les choses au point: non, je ne poursuis pas les Bruneau ni Carrefour d'une quelconque vendetta, et je n'exhume pas de vieux dossiers.

Je dis simplement ce que je vois - ce que j'ai vu le 27 juillet, et ce que ce que tout le monde a pu voir, aussi: une communication indigente.

Car mon premier devoir, c'est l'information du lecteur, et non la préservation de bonnes relations publiques ou autres. 

Enfin, au cas où la caution des Bruneau aurait été utilisée au delà de l'accord initial, rien ne les empêche d'exiger qu'on y mette fin.

00:27 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

16 septembre 2015

Uber-mensch

Les manifs de taxis qui protestent contre Uber, à Bruxelles comme à Paris, ne suscitent guère ma sympathie.

Je dois même me pincer quand j'entend les reportages assez complaisants qu'en font mes camarades de la télé. Ils ouvrent largement leur micros aux chauffeurs et à leurs représentants plus ou moins vociférants, mais pas tellement aux clients. Et pourtant, pas de taxis sans clients. 

Je peux comprendre l'irritation des taxis d'avoir dû payer de grosses licences pour pouvoir exercer leur profession, et de la voir péricliter. Mais le fait est que je les trouve beaucoup trop chers (peut-être parce qu'ils doivent rembourser leur licence?). Raison pour laquelle je ne prends plus le taxi depuis des années.

Alors non, je ne suis guère solidaire de leur rogne - rogne qu'ils devraient plutôt retourner contre les Pouvoirs Publics. Pourquoi n'exigent-ils pas plutôt que l'Etat leur rende leur argent? Pourquoi serait-ce à moi, à vous, de continuer à payer pour un système bancal et suranné?

Car interdire Uber - ou tout autre service de voiturage rendu possible par le développement des réseaux de communication mobiles, n'est-ce pas aller à l'encontre d'une évolution inéluctable?

Les agences de voyages vont-elles demander l'interdiction des centrales de réservation par internet pour cause de concurrence déloyale?

Les rédactions vont-elles sacrifier leurs ordinateurs pour pouvoir réembaucher des dactylos? Réinstaller des télex ou mieux, la corporation des vas-y-dire (les jeunes gens qu'on payait jadis pour aller porter un mot, à Paris).

Les fabricants de manivelles vont-ils exiger qu'on interdise les démarreurs électriques?

Va-t-on prohiber l'usage des enjambeurs, des tracteurs et des sécateurs électriques dans l'espoir de résorber le chômage des jeunes, en leur faisant goûter aux joies des travaux des champs?

Je ne suis pas un inconditionnel des technologies modernes, mais qui n'a pas envie d'en profiter pour gagner du temps, des efforts et de l'argent?

On jugera peut-être que je fais preuve d'un certain manque d'empathie. Mes lecteurs taxis seront sans doute déçus, mais qu'ils se mettent à ma place; combien parmi eux voudraient-ils payer plus cher leur magazine de vin? Combien, même, veulent-ils encore payer pour une information?

 

13:56 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |