19 septembre 2012

Grand Prix de l'Amitié entre les Vins, édition 2012

Voila, c'est fait, les Louis Roederer International Wine Writers Awards 2012 ont été décernés.

Comme d'habitude, ils n'ont d'international que le nom, la fête est exclusively anglophone.

Je félicite Andrew Jefford et Michael Fridjhon pour leur prix bien mérité, ainsi que les éditeurs du World of Fine Wine, publication certes un peu confidentielle, mais de grande qualité.

Mais j'ai de la peine pour tous ceux qui, parce qu'ils ont la malchance d'être nés italophones, germanophones, néerlandophones, hispanophones, lusophones, sinophones... ou même francophones, n'ont pu concourir (un comble, pour le prix d'une marque de Champagne).

Alors, pour réparer cet oubli, j'ai choisi de décerner un nouveau prix, Le Grand Prix Lalau pour L'Amitié entre les Vins.

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Michel Smith à l'annonce du verdict: "J'y crois pas!"

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Michel Smith quelques secondes plus tard: "ça s'arrose!"


En voici les lauréats pour 2012 (Premières Grandes Plumes Classées A):

Per Karlsson (Suède Méridionale)

Marc Vanhellemont (Belgique Méridionale)

Oivier Grosjean (Nord-Bugey)

David Cobbold (Gascogne)

Jacky Rigaux (Bourgogne)

Agnieszka Kumor (Pologne)

Michel Smith (Roussillon)

Laurent Probst (Hell-Vessie)

Jim Budd (Jumilla)

Franco Ziliani (Lombardia)

Marc André Gagnon (Québec)

Vincent Pousson (Catalunya)

Lincoln Siliakus (New South Rhône)

Florence Kennel (Jura)

Anne Serres (Fenouillèdes)

Georges Truc (Rhône)

Alexandre Truffer (Bas-Valais)

Dominique Hutin (Sud-Cotentin)

Les raisons de ce choix? Pour leur intérêt pour toutes sortes de vin dans le monde; pour ce qu'ils ont écrit, pour ce qu'ils n'ont pas écrit, et parce que tel est mon bon plaisir.

Bravo à tous! Ils gagnent ma considération, immense, et une mignonnette de Coume Majou 1952 offerte par Luc Charlier, sponsor principal de l'opération (la mignonnette est disponible sur place, la considération est universelle).

 

17 septembre 2012

Belge maître chez toi - détournons la Meuse!

Ce midi, à la RTBF, un reportage télévisé était consacré au nombre trop élevé d'étudiants français en première année de logopédie (alias orthophonie). Amis Français, au cas où vous n'étiez pas branchés sur cette chaîne, il m'est apparu comme de mon devoir de vous en informer. Même à l'heure de la planète câblée, où le journal télévisé ne vous cache plus rien des volcans islandais, des émeutes en Syrie ni des déraillements de train au Pakistan, sans parler des seins de Mme Winsor-Middleton, quelques infos capitales peuvent encore vous échapper.

Dans leur reportage, mes confrères belges n'ont interviewé que des Belges. Ce n'est sans doute pas très équilibré, ni très représentatif (ils ont même dû passer du temps pour trouver des Belges dans l'école, vu qu'il y en a si peu). Mais la chaîne a certainement sa propre conception d'une information juste et complète - c'est à dire, belgement correcte.

Peu importe si ces étudiants français viennent dépenser leur argent en Belgique (frais d'inscription, logement, alimentation, cela doit quand même chiffrer); peu importe aussi si nous faisons tous partie de l'Europe. "C'est un enjeu de santé publique", nous dit un jeune représentant des étudiants (belges): ces Français ne resteront pas exercer en Belgique, donc ce métier manquera de bras. L'argument est recevable. Jusqu'à un certain point.

On ne s'est pas posé la question de savoir si l'on pouvait ouvrir d'autres classes. Etonnant, car avec une telle demande, c'eût été plus que rentable! Dommage, on aurait même pu en profiter pour diminuer les frais d'inscription.

Quoi qu'il en soit, ce reportage tombe en même temps que l'affaire Bernard Arnault, dont la demande de citoyenneté belge ne fait pas que des heureux, ici non plus. Alors, il me met dans mes petits souliers.

 

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Wanted: Journaliste français (à l'oeil torve) venu manger le pain des Belges

Ca fait tout de même 25 ans que je mange le pain des Belges, moi, le Français. 25 ans que j'occupe la place d'un brave journaliste belge, que je l'empêche de faire éclore son talent.

Bon, j'ai bien acheté une maison ici, avec du vrai argent, je précise. Et puis j'ai fait trois petits Belges (pas tout seul, bien sûr, et en plus, ils ont la double nationalité). Alors je ne pense pas que ça suffise à payer ma dette. Heureusement, je suis souvent en reportage à l'étranger.

Dans le reportage suivant, la RTBF parlait de la mise à sec de certaines portions de la Meuse, afin de la curer, d'enlever les obstacles à la navigation, de la dépolluer.

J'ai immédiatement fait le rapport: la Meuse vient de France. C'est pour ça qu'elle est si sale et si polluée. Les rats y pullulent, nous disait un témoin de l'opération.

Il faut donc établir d'urgence un barrage sur la Meuse avant qu'elle ne vienne souiller le Royaume, la renvoyer aux Français. La Lys et l'Yser aussi, d'ailleurs. Qu'ils gardent leurs sales rivières.

Avantage indirect: on améliorera considérablement les relations entre Wallons et Flamands, en supprimant du même coup le Pélerinage de l'Yser.

Ce n'est qu'une première étape, bien sûr; demain, on arrête les camions de vins français aux frontières.

Belge maître chez toi, nom di djou!

14:04 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |