21 septembre 2012

Labouré-Roi reste chez Carrefour

Ordre et contre-ordre.

En juin dernier, à nos confrères du Soir, qui l'interrogeaient sur la place des vins de Labouré-Roi, soupçonnés de fraude, chez Carrefour Belgique, Francis Lerminiaux, l'acheteur maison, tennait un discours ferme: «Par respect de sa clientèle et son étique (sic) commerciale, Carrefour ne souhaite pas remettre les vins en rayon tant que toute la lumière ne sera pas faite autour de cette affaire.» Il précisait cependant «qu’il n’est pas utile de se précipiter pour ramener les bouteilles en magasin tant que rien n’est prouvé définitivement à propos des produits vendus spécifiquement dans le groupe».

Aujourd'hui, pourtant, selon Vino Magazine, M. Lerminiaux fait machine arrière et semble minimiser l'importance de la fraude: "Carrefour Belgium a encore quelques références en rayon. Les faits datent d'avant 2008. La marque Labouré Roi va continuer d'exister et personne chez Labouré-Roi n'a été mis en prison", se justifie-t-il.

Petite rectification, d'après les informations données par le Procureur de la République de Dijon en charge de l'affaire, les faits reprochés à Labouré Roi s'étendent sur 4 années au moins, de 2005 à 2009. Et  elles concernent tout de même quelque deux millions de bouteilles (voir ICI pour plus de détails).

Toutes ne sont pas en vente chez Carrefour Belgique, évidemment!

13:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Bourgogne | Tags : labouré-roi, carrefour | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

20 septembre 2012

In memoriam Señor Crianza

Journaliste belge, Señor Crianza n'était déjà plus très jeune quand il est tombé de la chronique politique dans la critique vineuse. Il n'a jamais pu rattraper ce handicap. D'où, sans doute, son arrivée tardive à tous les déjeuners de presse. Et d'où, aussi, sa propension à des raccourcis saisissants, comme celui-ci, devenu culte: "J'ai pu apprécier les meilleurs cépages espagnols importés par Delhaize, comme le tempranillo, la garnacha et la crianza". Quant à ses commentaires gastronomiques, ils sentaient plus souvent le fiel et le vinaigre que le Vega Sicilia.

Je ne l'apprends qu'aujourd'hui: il a quitté cette vallée de larmes de crocodiles.

Comme il avait lui même coutume de dire: "C'est triste pour les parents".

Habituellement, on ne critique pas les morts. C'est moche. Ils ne peuvent pas se défendre. Mais là, je ferai une petite exception que ceux qui l'ont bien connu me pardonneront sans doute. J'ai une autre excuse: déjà, de son vivant, j'en pensais du mal.

Bon, vous pouvez reprendre votre partie de bilboquet.

09:12 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |