15 novembre 2007

Le bonheur est dans le Beaujolais

Lu sur Vitisphère, sous la plume de notre collègue et ami Michel Rémondat:


"Le Bonheur est dans le Beaujolais

Ce n'est pas le Beaujolais qui a changé, c'est nous, les consommateurs, qui le préférons désormais avec un saucisson bio aux noisettes !
Trop vu le Beaujolais ? En tous cas, pas assez bu pour les vignerons. Alors tout le monde y va de son conseil, même le Préfet : « La filière beaujolaise est en crise depuis plusieurs années, elle doit se réorganiser de fond en comble ». Et il a ajouté « ce qui est indispensable, c'est de réduire la densité de plantation, car cela alourdit les coûts de production ».

- Mince, on l'aimait bien nous le Beaujolais à 10000 pieds/ha, récolté à la main... Monsieur le Préfet, votre boulot à vous c'est de le déclarer d'utilité publique. Le vin, laissez le faire aux vignerons."

 

beaujolais

09:16 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

14 novembre 2007

Beaujolais Nouveau: pas vraiment le coeur à la fête

Les producteurs de Beaujolais Nouveau auront-ils le coeur à la fête, demain, alors qu'en moyenne, ils perdent 40 euros sur chaque hecto vendu?

Le calcul est simple: malgré une baisse des rendements, et une mise en réserve d'une partie de la production jusqu'à la "libération", les prix moyens ont oscillé entre 140 et 150 euros l'hecto en Beaujolais générique, et 160 euros en Beaujolais Villages. "Alors que le prix de revient, lui, est de 180 euros", précise  Denis Chilliet, Président du Groupement des Beaujolais. "C'est intenable". 

Les responsables? Le Président renvoie producteurs et négociants dos à dos.
«Si un acteur ne joue pas le jeu, soit en bradant son vin au négociant, soit en offrant une somme ridicule au viticulteur, c’est le marché tout entier qui se casse la figure.»

D'autre part, le Beaujolais est de plus en plus dépendant de la Grande Distribution, au moins en France et en Belgique. Ce qui ne permet plus de marger de manière satisfaisante. Face au hard discount,  les Beaujolais à prix d'appel se sont multipliés. Ce qui n'est bon pour personne - la qualité baisse, le consommateur hésite. Aurait-on cassé la poule marketing aux oeufs d'or?

 

BNT1

 

 

Restons (modérément) optimistes: si certains acheteurs prétendent qu'il s'essouffle, le phénomène Beaujolais Nouveau "pèse" tout de même toujours 50 millions de bouteilles!

Une autre raison d'espérer, pour nous pauvres consommateurs: l'ère du goût de banane semble révolue. De là à dire qu'on a totalement renoncé à l'arsenal des levures industrielles, il y a un pas. Mais cette année, côté arômes, c'est la framboise écrasée qui devrait avoir la vedette.


Tout fout le camp? La preuve que non, le Beaujolais redevient du vin!


                  (c) Hervé Lalau

 

07:02 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |