11 octobre 2011

Le Paradoxe de Maury, ou les mystères de la physique

Une nouvelle illustration de la relativité d'Einstein, appliquée au sucre. Le Professeur Luc-Léon Charlier, de l'Institut Max Planck de Maury, est en train de mettre la dernière main à une publication qui fera date, pour la revue américaine Physics in Motion. En voici un extrait:

http://coumemajou.jimdo.com/2011/10/06/plus-je-fermente-p...

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Au fait, je viens d'apprendre que certains neutrinos particulièrement mal élevés vont plus vite que la vitesse de la lumière, ce qui remet en cause les théories d'Einstein.

Notez bien que vu mes expériences personnelles, je m'en doutais déjà: plusieurs phénomènes défient les lois de la physique, et prouvent l'élasticité de la dimension Temps (notée T).

Je citerai notamment:

-la sortie du Beaujolais en novembre, pour laquelle T = R (date de Récolte du raisin) + DS (Disponibilité du Sucre) / GD2 (espace linéaire dévolu par la Grande Distribution au carré) - J2 (ventes au Japon).

-le temps passé par mes filles dans la salle de bain, pour laquelle T = T' (Temps maximum disponible) - T" (Temps nécessaire pour les autres membres de la famille) x FI (Facteur Imprévu, comme gueulante parternelle ou appel téléphonique d'un copain).

-la rédaction des articles de vins ou T= TIEATR (Temps Incompressible nécessaire à l'Ecriture d'un Article qui Tient la route) - UICE (urgence imprévue du Côté de l'Editeur) x TCN (temps nécessaire à la crise de nerfs).

-Le temps nécessaire à la formation d'un gouvernement en Belgique , ou T= FQR (futilité des Questions à régler) x IE (intérêt des électeurs) X CN (compétence des négociateurs) + N (nécessité d'un gouvernement) - PD (portefeuilles disponibles).

Mais vous avez certainement vous aussi des exemples de ces phénomènes paranormaux et je vous engage à me les faire connaître via la rubrique Commentaires hébergée dans cette dimension.

11:38 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, France, Pour rire, Vins de tous pays | Tags : maury, sucre, temps, relativité, vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

30 septembre 2011

69.970 exploitations viticoles en France

C'est officiel, ce sont les chiffres du recensement agricole 2010: la France compte 69.970 exploitations spécialisées en viticulture, totalisant une superficie de 789.000 ha. En 2005, elles étaient 77.660 et en 2000, 92.000. La baisse est donc de 24 % en 10 ans.

Les grandes et moyennes exploitations (celles dont le chiffre d'affaires est supérieur à 25000 euros par an) ont plutôt mieux résisté à l'érosion, puisqu'elles sont passées de 55.000 unités en 2000 à 47.000 en 2010, soit une baisse de 15%.

Deux petits commentaires de mon cru:

1° Moins de 25.000 euros par an, c'est bien peu pour faire vivre une famille. Il y a bien sûr des entreprises qui ne font pas que de la viticulture, mais tout de même, cela pose la question de la viabilité.

2° La surface moyenne de l'exploitation française est de 11 hectares. Ca peut être suffisant pour vivre dans les grands crus de Bourgogne ou de Bordeaux (il faut cependant tenir compte des impôts fonciers), mais c'est notoirement insuffisant pour les régions à faible notoriété.

Deux pistes diamétralement opposées s'offrent à ces petits exploitants défavorisés: d'un côté, la valorisation (le bio, la biodynamie, les efforts qualitatifs qui permettent de sortir du lot et de vendre plus cher); de l'autre, l'abaissement des coûts de revient par l'augmentation des rendements et la mécanisation, notamment.

La première me semble promise a plus d'avenir, compte tenu des charges qui pèsent sur l'entreprise en France, et que ne connaissent pas les pays concurrents. Ces charges pèsent encore plus lourd quand on vend à bas prix.

J'oubliais deux autres "solutions", mais qui ne permettent pas de pérenniser l'exploitation: l'arrachage des vignes et la revente à des structures plus grandes. Ce sont ces deux dernières pistes qui expliquent l'évolution enregistrée par le recensement.