17 avril 2013

Un des plus beaux vignobles de France: le Beaujolais

J'ai passé une bonne partie de la semaine dernière en Beaujolais, où malgré un temps encore hivernal, j'ai pu apprécier la beauté de paysages somptueux. Avec ses collines, ses ondulations, ses mamelons, ses point de vues, ses noyers au milieu des vignes, ses maisons dorées au Sud, ses châteaux, ses manoirs, son relief accidenté au Nord, il s'agit d'un des plus jolis vignobles qu'il m'ai été donné de voir - et encore, les vignes étaient encore dépouvues de feuilles. Pour peu qu'un rayon de soleil illumine un coteau, pour peu que la vue se dégage - jusqu'aux Alpes, rendez-vous compte, on se dit que les Champenois, qui veulent faire classer leurs villages par l'Unesco, sont de sacrés fanfarons!

Et pour prouver ce que j'avance, voici une sélection de mes photos...

 

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Toutes photos, (c) Hervé Lalau

Ah oui, j'oubliais, les vins valent aussi le détour... mais ça, si vous lisez ce blog depuis quelques jours, vous vous en doutiez déjà.

06:35 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais, France | Tags : beaujolais | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

14 avril 2013

Julien Merle, "vigneron contemporain"

Je poursuis mon périple en Beaujolais, avec Julien Merle, à Légny (Sud Beaujolais)

"Vigneron Contemporain", c'est ainsi qu'il s'intitule lui-même.

Anneaux aux oreilles mais casquette vissée sur la tête, ce jeune du Beaujolais est un paradoxe vivant, à la fois traditionnel et progressiste. Sérieux et joyeux-drille.

Chez lui, pas d'intrants, sa seule concession au modernisme est un groupe de froid. Pas de soufre ajouté, des levures indigènes, il revendique sa différence, son refus des appartenances - il n'est encarté nulle part, ni en bio, ni en nature, même s'il s'en sent proche.

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Par contre, le refus du tout technologique, pour lui, n'est pas le non-interventionnisme: "la simplicité, c'est plus compliqué". Car c'est le risque.

Une attitude? Beaucoup de mots pour pas grand chose? Non, car l'homme est sincère.

Et il a de jolies formules comme: "trop boiser, c'est vouloir faire d'un âne un cheval de course"; ou encore: "Le Beaujolais, c'est un lubrifiant socail".

Voyons donc ce que cela donne dans verre...

Beaujolais blanc 2011
Un peu de poire au premier nez, s'ouvre à l'aration sur de la pêvhe et des notes florales; bouche concentrée sur les épices. 13,5/20
 
Rosé 2011
Groseille au nez, une pointe de sucrosité , ce qui exhale le fruit en bouche. Simple mais plaisant 13/20
 
Beaujolais Nouveau 2012
Très joli nez, bel équilibre en bouche; fumé, léger grillé, complexité, début d'évolution, poivre
Pas de macération carbonique, 17 jours de cuvaison (et oui, ce genre de "nouveau", c'est bien du vin !). 14,5/20
 
 
Beaujolais Champ Blanc 2011
Assemblage de 4 ha du domaine (calcaire et schistes). Julien a conçu cette cuvée "pour l'instant partagé", nous dit-il. C'est réussi!
Griottine au nez, un peu de quetsche aussi, une belle tension en bouche, du fumé, de matière, mais pas trop; un bon équilibre et de la sapidité en finale. Presque un côté Côtes du Rhône nord. 15/20
 
 
Cuvée Philibert 2010
L'hommage liquide de Julien à son grand père: "J'ai voulu faire un vin comme il aurait pu en faire".
Un cuvée élevée en fût usagé, issue de vieilles vignes sur sables (1,2 ha)
Joli fruit noir au premier nez, puis on part vers le poivre blanc; le bois est très bien fondu en bouche; c'est assez rond, mais pas mou, car il y a une belle fraîcheur en finale. 15/20
 
Cuvée Philibert 2011
 
Très joli fruit, cerise noire, mûre; la bouche est riche, les tannins bien présents - ce vin est un séducteur au enton et aux épaules carrées. 16/20.
 

00:38 Écrit par Hervé Lalau dans Beaujolais | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |