10 décembre 2007

Quand l'Australie se prend pour la France...

En Australie, de plus en plus de vins de style personnel se voient rejetés par la commission d'agrément à l'exportation de l'Australian Wine & Brandy Corporation.

Voila des choses qu'on n'observait jusqu'ici que dans les vieux pays ringards - ceux-là mêmes que les Kangourous et leurs adeptes britanniques montraient du doigt pour leur étroitresse d'esprit. 

Aux Antipodes, on disait naguère que le vin était fait pour plaire aux consommateurs, qu'il était interdit d'interdire... Et voici maintenant qu'on importe les démons européens - pire, français.

A moins qu'il ne faille voir là l'émergence d'une viticulture de grande qualité. De vrais terroirs, de styles locaux - les vins les plus fréquemment rejetés par l'AWBC seraient issus de Tasmanie ou de Victoria... Un exemple récent: le Que Syrah 2006, de Lethbridge Ménage.

Bon, le vin a finalement été agréé, à la deuxième présentation. Mais il a fallu au producteur pas mal d'opiniâtreté - et d'argent - pour décrocher l'autorisation, incontournable pour l'exportation. Le plus drôle, c'est que ce système est censé garantir un niveau minimum de qualité et donc, faciliter l'exportation. Alors que dans ce cas-ci, les ventes étaient déjà conclues, les acheteurs britanniques ayant manifestement une autre conception de la qualité que les administratifs australiens.

Si la viticulture australienne a ses martyrs, ses Dagueneau, ses Ostertag, ses Barral... c'est peut être bon signe?

 

Australia

06:56 Écrit par Hervé Lalau dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |