09 septembre 2009

To Wolf Blass

Je vous livre "brut de cuve" ma réaction aux déclarations de Wolf Blass, vétéran de l'industrie australienne du vin, récemment publiée sur le site de Decanter. Celui-ci y déplore la multiplication des cépages (ce qu'il appelle le German Fruit Salad), et plus généralement, la compléxification de l'offre de vins en Australie, coupable selon lui d'introduire de la confusion dans l'esprit des consommateurs.

Blass appelle aussi de ses voeux une taxe promotionnelle sur la production, pour aider l'effort promotionnel des vins australiens, notamment hors frontières...

Mon texte est en anglais - car je ne me fais pas trop d'illusions sur la pratique de la langue de Molière aux Antipodes...

I love the "German fruit salad". I call it diversity. Countries with a real heritage don't always think in marketing terms.

Australia should concentrate on producing top quality rather than follow (or try to create) consumer trends. A consumer driven industry is too dependent on fads and the general economy. Those with real different products have faithful patrons and have better results in crises such like this one. Australia is creating its own wine heritage today, it is too soon to say what is right or wrong. What's wrong today might prove a tremendous asset tomorrow. Some Aussies are too short-term minded. An increased variety of grapes might also be seen as an insurance against future market changes.
Just coming back from South Africa, I was astonished by the general quality of their Pinotage and Chenin. Remember how harsh British wine critics were about these grapes in the 1990's? Well times have changed and these two could well be SA's best assets. I also hope there will come a time consumers will cease to by their wines by grapes, but concentrate on origin and producer.
Retailers find it more convenient to sell by grapename, in this way, they are never too dependent on a brand or origin, and can exchange them at will. So they have made a whole new generation of wine drinkers think tin these terms. And now we even have competitions like Chardonnay du Monde or Mondial du Pinot Noir. But wine lovers like your readers know better, I hope.

And oh, I am not sure a promotional levy on Australian winegrowers would help the right ones. Exports are very much a big brand thing. Wolf Blass and its parent-company would certainly gain by it, but not Mr Average Aussie on his outback wine estate with no brand. Unless Mr Average Aussie is a mere supplier to Wolf Blass, but then this promotional levy could be a way of reinforcing existing strong brands, and increase the small winegrowers" dependence on these big brands. Nothing really interesting qualitywise.

 

16:02 Écrit par Hervé Lalau dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 juin 2009

What's in a (grape) name?

Vous vous rappelez: nos amis Australiens ont récemment "découvert" que leur albariño était en fait du savagnin. Pas de leur plein gré: il leur a fallu 6 mois pour admettre l'évidence, sur la base des travaux l'ampélographe français Jean-Michel Boursiquot, dont certains Aussies sont allés jusqu'à mettre en doute l'objectivité. Il faut dire que la France n'est pas toujours en odeur de sainteté chez les Kangourous.

Les vignerons ainsi dupés accusent maintenant le conservatoire des cépages espagnols. Mais leur Australian Wine and Brandy Corporation (AWBC) n'est pas sans reproche. Les classements de cette auguste institution, chargée, entre autres, de poursuivre les fraudes à l'étiquetage, ne semblent pas au point. Et ce n'est pas un "Bloody European" qui le dit, mais le très australien Richard Smart, consultant bien connu pour ses travaux sur le réchauffement climatique.

Celui-ci dénonce ainsi les approximations de la liste des cépages autorisés par l'AWBC: on y trouve entre autres l'"albarinho" (orthographe fautive aussi bien en espagnol qu'en portugais). Le sauvignon vert, lui,  est donné pour un synonyme du sauvignon blanc; et la petite syrah (ou durif), pour un synonyme de shiraz.

Pour revenir au savagnin, il faut noter que ce cépage ne figure pas comme tel sur cette fameuse  liste: ceux qui veulent garder le faux albariño devront attendre qu'on l'y mette - à moins bien sûr qu'ils ne l'appellent traminer. Mais cela risquerait d'introduire une nouvelle confusion, car pour l'AWBC, le traminer est un synonyme du gewürztraminer. "Ce qui est faux, bien sûr", souligne le Dr Smart.

Et si les si fiers Australiens mettaient au point leurs propres cépages?

08:16 Écrit par Hervé Lalau dans Australie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |