30 janvier 2013

L'Argentine, pays du vin

La nouvelle date un peu, mais je ne l'apprends qu'aujourd(hui, en lisant le site de L'OIV, dont la nouvelle présidente est argentine: le Sénat argentin organise des sessions de dégustation spour soutenir "la boisson nationale" (comprenez, "le vin").

argentine,politique,viticulture,vin,bebida nacional,boisson nationale

Le logo officiel de la "Bebida nacional"

"OIV -13/12/12- le Sénat argentin a ouvert le premier cycle de la dégustation. L'événement vise à diffuser la culture nationale du vin dans un moment où le Congrès est sur le point d'approuver le projet de loi qui accorde le statut de «Boisson Nationale» au vin.

Ce signe distinctif devrait figurer sur toutes les étiquettes. L'organisateur de cette initiative, le sénateur de la province de Mendoza, Adolfo Bermejo, était optimiste quant à l'adoption prochaine «sans modifications», assure-t-il, prévue pour mars 2013, du décret-loi sur le vin, qui a été signé il y a deux ans par le gouvernement argentin.

La Présidente de l'OIV, l’ingénieur chimiste Claudia Quini, a présenté de manière didactique dans le traditionnel Salon Bleu du Sénat, la dégustation des vins nationaux provenant des quatre provinces. Mme Quini, selon les participants, a réalisé « une excellente description » des saveurs, des arômes, des textures et des couleurs des différents vins dégustés. La dégustation s’est faite avec la participation des sénateurs, des journalistes, des intellectuels et autres personnalités politiques.

Chaque année, l’Argentine produit près de 1,5 millions de litres de vin sur une surface de 217.750 hectares de vignes répartis dans tout le pays. Le nombre d'établissements vinicoles est 1 340, selon les données de l'Institut National de vitiviniculture."

En France, apparemment, les parlementaires ont d'autres chats à fouetter... ou d'autres boissons nationales.

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Argentine | Tags : argentine, politique, viticulture, vin, bebida nacional, boisson nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

12 décembre 2012

Droits de plantation: comment ça marche

France Agrimer explique le processus d'attribution de la Réserve nationale des droits de plantation de vignes en France. Non il ne s'agit pas d'une réserve d'indiens, c'est plutôt comme une mine ou un étang, on gère la ressource, sauf que dans ce cas, on crée aussi la ressource avec le principe général d'interdiction de plantations.

Pour 2013, il d'agira :

- d'ouvrir la réserve nationale à la vente de droits du 1er janvier 2013 au 30 juin 2013 ;

- compte tenu de l'état des disponibilités, de ne pas procéder à l'achat de droits, à l'instar de la campagne précédente ;

- de reconduire à 1.000€/hectare le prix de vente des droits de plantation ;

- d'ouvrir à la vente de droits pour les demandes particulières relevant «des cas de force majeure ou de situations exceptionnelles» du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2013 et fixer forfaitairement à 50€ par demande ces droits de plantation.

En résumé, «Les modalités de fonctionnement de la réserve sont adaptées en fonction de l'état du potentiel viticole, des demandes de droits, des stocks et des flux de droits dans la réserve».

Ne pas confondre réserve de droits et droit de réserve.

Finalement, la liberté, c'est beaucoup plus simple à comprendre. C'est peut-être pour ça qu'au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud, en Australie, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, pays beaucoup moins sophistiqués, l'Etat n'a pas cru devoir instituer de Droits de Plantation...