13 juin 2014

Coupe du Monde des Vins

La Coupe du Monde vient juste de commencer, mais les 6 favoris de Carrefour Belgique sont déjà connus: ils s'agit du Brésil, de l'Argentine, de l'Espagne, de l'Italie, du Portugal et de la France. Le world-retailer leur consacre une caisse de six vins habillée aux couleurs de la Copa.

Quant au contenu: le vin brésilien (Rio Sol) m'est totalement inconnu, le vin français est un Côtes du Rhône plutôt générique (La Dive), l'Italien un assemblage de Nero d'Avola et de Syrah siciliens, le Portugais un vin de coopérative du Douro, l'Espagnol un petit vin de Valencia et l'Argentin un Malbec de Mendoza. 

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Pas de quoi convertir le supporter moyen aux grands crus de la planète, mais tous les chemins mènent au vin...

De toute façon, traditionnellement, en Belgique, les supporters boivent de la bière.

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Argentine, Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal, Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

08 avril 2014

Boycott des vins: attention!

J'ai abordé la semaine dernier le sujet épineux du boycott des mairies frontistes, comme à Beaucaire, voire des vins qui en sont issus.

J'ai envie d'élargir le débat.

Vous savez que pendant des années, les vins sud-africains ont été l'objet de ce type de boycott, à cause de l'Apartheid.

D'autres pays, ou d'autres régions pourraient être dans la ligne de mire, mais semblent pourtant s'en tirer à moindre frais.

Il y a le cas d'Israël, dont une bonne partie de la production de vin est issu du plateau du Golan, donc de zones occupées du territoire syrien, mais dont on trouve sans difficultés les vins dans les supermarchés européens et américains.

Il y a le cas de la Chine, dont on ne peut pas dire qu'elle remplisse tous les critères d'un régime démocratique, et dont l'action au Tibet suscite l'indignation de bien des démocrates.

Il y a le cas du Chili ou de l'Argentine, dont certains groupes viticoles sont toujours aux mains d'héritiers de soutiens actifs des anciens régimes totalitaires et sanguinaires de ces deux pays.

Il y a l'Autriche, dont certains producteurs n'ont absolument pas renié le passé nazi de leurs parents.

Il y a l'Italie, où apparaissent toujours de-ci de-là des étiquettes à la gloire du Duce.

Il y a les pays de l'Est (Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie, République Tchèque) où bon nombre de dirigeants de caves aujourd'hui privatisées ont fait leur carrière au sein de Partis communistes, dont tous n'oeuvraient pas vraiment au bonheur de l'humanité (excusez l'euphémisme).

J'en oublie sans doute.

Mais pour chaque exemple, je me pose la même question: le boycott touche-t-il les bonnes personnes?

Peut-on faire "payer" à toute une population les errements de ses dirigeants (dont la population est déjà souvent la première victime)?

Le boycott ne risque-t-il pas d'avoir des effets indésirables, comme d'appauvrir les travailleurs qui n'ont souvent rien à voir avec les patrons des groupes de production?

Est-ce au consommateur de trancher des situations qui devraient se régler devant l'ONU, le Tribunal Pénal International ou les tribunaux des pays concernés?

Le boycott pose décidément plus de questions qu'il n'y répond. C'est une arme à double tranchant. Je ne l'emploie personnellement qu'avec circonspection, et jamais de manière globale.