22 décembre 2014

Foie Gras: Vous êtes plutôt Opinionway, ou plutôt TNT Sofres? Est-ce que, comme moi, le Monde vous gave?

"Près d'un français sur deux voudrait qu'on abolisse le gavage" titre Le Monde, choisissant dans le sondage Opinionway commandité par les adversaires du foie gras l'angle d'attaque que ceux-ci y cherchaient.

Le foie gras reste cependant très apprécié des Français; ainsi, en novembre 2012, 72% des sondés d'un autre sondage, réalisé par TNT, celui-là, ont déclaré aimer le foie gras. On notait même alors une progression de ceux qui avouent l’aimer «beaucoup»:  ils étaient 41% en 2012 contre 33% en 2009. 

A quand un sondage sur le traitement inhumain que certains journaux font subir à l'info, et par voie de conséquence, à leurs lecteurs?

Voici déjà une petite question:

Pensez-vous que le Monde fait preuve d'objectivité dans l'analyse des sondages relatifs au foie gras, et d'un recul suffisant dans le billet qu'il consacre, sur son Blog Ecologie, aux anti-foie gras en Grande Bretagne?

A quand la publication d'un point de vue différent, après ces deux pamphlets?

Questions subsidiaires et plus générales: la critique des sources existe-t-elle encore? Où est le pluralisme des opinions? Le Monde le laisse-t-il à l'appréciation de la seule AFP (qui co-signe l'article)?

Il y a-t-il encore un pilote à la rédaction?

 

00:54 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, France, Gastronomie, Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

10 novembre 2014

Crémant d'Alsace Arthur Metz, Réserve de l'Abbaye

Une fois n'est pas coutume je laisse la place à un invité, mon ami Gérard Devos. Grand amateur de bulles (et accessoirement professeur en école hôtelière), il commente aujourd'hui, avec sa faconde coutumière, un vin que nous avons dégusté ensemble chez In Vino Veritas.

Arthur Metz Réserve de l’Abbaye Blanc de Noirs 

Dès sa présence dans la flûte, on ne peut nier visuellement la base rouge de ce 100% Pinot Noir. D’autres auraient certainement tenté une décoloration mais pas cette maison alsacienne, qui joue la franchise. Après 24 mois sur lattes, il vient offrir aux amateurs ses jolies perles à la crème abondante mais qui retombe assez vite. Malgré la puissance des fruits rouges (cerises, groseilles, fraises des bois) complétés d’une petite touche de fruits blancs, il ne manque pas de fraîcheur. La bouche franche invite à l’apéritif par la présence d’une pointe d’amertume. Le milieu de bouche est expressif et la finale bien persistante, sur des notes de torréfaction. 

Metz.jpeg

Bar de ligne en croûte, cabillaud aux poivrons, filet de veau ou volaille sauce crème seront d’excellents compagnons pour ce vin qui – et cela ne gâte rien, présente un excellent rapport qualité prix. 

Gérard Devos

00:39 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, France | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |