27 janvier 2015

Tangerine Death

Froese, ça vous dit quelque chose?

A part le domaine de l'Okanagan, Dunham Froese, bien sûr?

Pour pas mal de quinquas (et plus si affinités), c'est surtout  le nom du claviériste de Tangerine Dream. Edgar, de son prénom.

Un groupe qui a marqué les années 70 - un des meilleurs représentants de la musique planante.

Rubycon.png

Edgar Froese est mort la semaine dernière, à Vienne, à l'âge de 70 ans.

Mais comme il disait lui-même, "il n'y a pas de mort, juste un changement d'adresse cosmique". A moins qu'il ne s'agisse que de franchir le Rubycon... C'est tout ce qu'on te souhaite, Edgar. Encore.

 

00:39 Écrit par Hervé Lalau dans Allemagne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

17 janvier 2015

Faut-il réapprendre à déguster?

Voici une phrase qui m'interpelle. Elle est signée Thierry Germain (Domaine des Roches Neuves, Saumur-Champigny).

«Faut-il réapprendre à déguster ? Il est de plus en plus difficile d’apprécier un vin de grande expression tant nous sommes habitués à goûter les vins techniques, ronds, gras et sucrés que le monde nous a dictés».

Association d'idées, ceci me fait repenser à la répartition des vins (et de leurs adeptes) en deux blocs, selon le critique américain Eric Asimov - à moins qu'il s'agisse de mon excellent confrère québécois Marc-André Gagnon (je n'ai pas pu les départager). A savoir, les vins A et les vins B.

Les premiers étant les vins dits "européens", plus acides, plus "tendus". Plus cerise, pour les rouges, au moins.

Les seconds étant les vins du "nouveau monde", plus ronds, plus sucrés. Plus pruneau.

Si on croise les deux conceptions, celle de M. Germain (qui est grosso modo celle de beaucoup de vignerons bio ou biodynamistes, notamment), et celle de MM. Asimov ou Gagnon, on en arrive à la conclusion que les vins européens ont le plus d'expression.

Je ne suis pas convaincu. 

Je pense qu'il y a plein d'exceptions. 

Il faudrait faire le tri selon les cépages et la latitude, notamment. Un grenache n'aura jamais le profil d'un sangiovese. Un viognier celui d'un sauvignon.

Et où classer des vins peu alcooleux, acides ET sucrés comme ceux de la Moselle allemande?

Enfin, j'ai dégusté des pinots noirs chiliens, ou des chenins sud-africains qui n'avaient rien à envier à leurs homologues européens en terme d'expression. Par ailleurs, l'Europe ne manque pas de vins techniques non plus. 

Je crains bien que cette classification ne soit trop réductrice.

Et vous?

09:27 Écrit par Hervé Lalau dans Afrique du Sud, Allemagne, Chili, France, Italie, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |