27 novembre 2007

Journalisme & publicité

La Fédération Internationale des Journalistes & Ecrivains du Vin (FIJEV) nous fait parvenir cet avis:

"La FIJEV souhaite rappeler à ses membres et aux éditeurs qui les emploient que le rôle des journalistes n’est en aucun cas d’assurer la rentabilité publicitaire des supports pour lesquels ils travaillent.

La confusion des tâches ne peut qu’être préjudiciable à l’image des journalistes comme à celle des supports.

Des cas récents nous sont rapportés, où les journalistes ont été tenus pour responsables des résultats obtenus par les services commerciaux; dans d’autres cas, ils ont été pris à partie par les clients des supports qui s’estiment mal traités, parce que des promesses avaient été faites par les commerciaux, qui engageaient les journalistes.

Réaffirmons-le avec force: les journalistes n’ont pas de clients. Ils n’ont pas d’engagement de résultat financier, mais un devoir déontologique de sincérité et d’honnêteté, qui ne peut s’accommoder de pressions financières.

Quiconque s’écarte de cette règle met gravement en danger non seulement sa propre crédibilité, mais également celle de ses confrères.

Au cas où des problèmes de ce type se poseraient à vous, n’hésitez pas à faire état de cet avis, et à nous contacter en vue d’un arbitrage éventuel".

 

06:46 Écrit par Hervé Lalau | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

24 novembre 2007

Le prix de la personnalité

Lu sur www.berthomeau.com, cette prise de position de Michel Bettane à propos des vins français, "mal placés au dessous de 10 euros":

"La spécificité des meilleurs vins français est d'être des vins d'appellation, provenant de vignobles délimités, expressifs de leur origine. Or produire des vins expressifs d'une origine, et pas seulement d'un cépage, demande un niveau de discipline dans le travail, autant de la vigne qu'en cave, qui est fort coûteux. Ne serait-ce d'ailleurs que la notion de rendement limité.

 

Michel-Be-
Michel Bettane

 

Si on considère qu'un vin dilue le caractère de son origine à plus de 50hl/ha pour 10.000 pieds en état de production (donc 25hl/ha pour 5000 pieds et... 12,5hl/ha pour 2.500 pieds, densité habituelle dans le sud de la France) on se rend compte qu'il faudra le vendre deux ou trois fois plus cher qu'un vin de "cépage" normal pour en rentabiliser la production.

Dans l'état du coût du travail en France, du coût de la vigne et de l'avidité du fisc, un prix public de 10 euros TTC me semble un prix minimum pour un vin d'appellation. Le drame est, qu'entre 5 et 10 euros le vin de "cépage" ou le vin industriel peuvent dans leur jeunesse donner un plaisir immédiat supérieur. On peut néanmoins trouver des vins artisanaux en France, agréablement buvables, à partir de 6 ou 7 euros, mais ils exprimeront rarement avec précision une origine et surtout leur continuité de qualité d'une année sur l'autre n'est pas assurée !"

Et vous amis lecteurs, votre opinion? Faut-il défiscaliser le vin? Passer à d'autres provenances? Faire une cagnotte? Vos suggestions sont les bienvenues...

 

 

 

20:01 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |