05 septembre 2017

Quand je me regarde...

Parfois, je me demande à quoi rime ce métier. Après tout, personne n’est obligé de boire du vin, et il y a tant de sujets plus importants à traiter pour un journaliste.

Peut-être n’est-il pas essentiel de couvrir l’actualité du vin, de brosser le portrait de vignerons, de commenter leur production.

Mais j’aurais pu plus mal tomber. Quand je me regarde, je me désole; quand je me compare, je me console.

Et je compatis avec ceux de mes confrères qui doivent écrire des papiers sur des starlettes des émissions de téléréalité. J’ai une pensée émue pour Laurent Patrick, de La Libre Belgique, qui a dû se rogner les méninges pour sortir une histoire sur « Kylie Jenner : sa première séance de photos totalement nue ».

Ou pour la Rédaction Lifestyle du même journal, qui nous gratifie d’une sorte de roman photos sur « 15 stars folles de leur chien ». C’est un des rares types d’articles où un journaliste doit être content de se cacher derrière un collectif !

Mais c’est un peu trop facile de taper sur la téléréalité. Intéressons-nous plutôt à la politique.

Là encore, je plains ceux qui doivent la décrypter par le tout petit bout de la lorgnette.

Comme mes confrères (anonymes) du Figaro qui nous demandent si nous pensons que la popularité de M. Macron peut remonter. Comme si la popularité était l’indice suprême de la qualité d’une politique.

Alors, en définitive, si ces chroniques peuvent aider à faire connaître quelques régions, producteurs ou vins qui méritent l’attention du public des buveurs, aficionados ou néophytes, ce n’est pas si mal.

13:36 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

oui, vos chroniques nous font faire des découvertes, continuez... c'est très bien

Écrit par : VALENTIN | 05 septembre 2017

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