19 septembre 2016

De la couleur du rosé, des sommeliers et autres considérations secondaires

J’ai un jour participé à un concours de rosés où les autres jurés à ma table – des sommeliers en vogue, sous-notaient systématiquement les rosés colorés – y compris des rosés du Languedoc ou les Tavel. Comme je trouvais cela injuste, ils m’ont répondu que dans leurs établissements (des bons restaus gastronomiques du Midi), ils ne pouvaient pas vendre ce genre de produits, que «la clientèle voulait du pâle».

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Incidemment, cela fait réfléchir: est-ce à dire que même dans les beaux établissements où on se paie le luxe d’employer un sommelier (ce qui devient rare) celui-ci n’a aucune influence, aucune force de conseil? Les bons sommeliers n’ont-ils plus d’autre avenir que de servir de caution aux foires aux vins de discounters en mal de crédibilité?
Qu’on se rassure, j’ai continué à donner de bonnes notes aux rosés que j’estimais bien faits, indépendamment de la couleur, qui me semble une donnée très secondaire. Et j’ai même réussi à faire pencher la balance assez fort pour que nous primions un Tavel.

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08:28 Écrit par Hervé Lalau dans Provence, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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