06 août 2016

Soleil Nantais 2015: bis repetita...

Je vous ai vanté les mérites de cette cuvée des Frères Guilbaud, avec sa version 2014. Je ne peux que renchérir avec ce 2015, qui me semble encore plus fruité (qui a dit qu'on avait besoin de Colombard ou de Chardonnay pour faire des Muscadets aromatiques?). Mais ce n'est pas sa seule vertu; outre ses notes de poire, de pêche et même... de melon, il nous offre un gras assez rare dans l'appellation, au moins pour les vins qui n'ont vu que la cuve. L'acidité est tout à fait correcte, et la pointe de silex sur le bout de la langue en finale (minéral hérité du sol ou imaginé, peu importe), n'est pas pour me déplaire.

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Cette richesse est marque d'une année mûre, où le soleil a bel été bien été nantais. Mais elle témoigne aussi de la patience des Guilbaud, qui semblent avoir le chic de récolter les raisins de cette cuvée à un pafait degré de maturité. Ni trop (le vin deviendrait mou), ni pas assez (on ne va quand même pas boire du rince-doigts!).

Le genre de vin qui démontre que le Muscadet peut être autre chose qu'un vin d'écalller (sauf mon respect pour les écaillers), vite bu, vite oublié...

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

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