11 juin 2016

Brexit: Dyson aspire... à quitter

James Dyson, le patron de la firme d'aspirateurs éponyme, et grand exportateur, est un des rares patrons britanniques à soutenir le Brexit; il ne croit pas à la menace d'une baisse des exportations britanniques suite à une hypothétique augmentation des droits de douane que l'UE instaurerait suite à la sortie de son pays de l'Europe: "Si, comme le laisse entendre David Cameron, ils nous imposent des tarifs douaniers de 10%, nous ferons la même chose en retour (...) De toute façon, l'UE commettrait un suicide commercial si elle imposait des tarifs douaniers car nous importons 100 milliards de livres et nous ne lui en exportons que 10 milliards."

Les producteurs européens de vin, en tout cas, seraient parmi les premiers touchés par une montée des droits de douane.

Les sondages ont vu ces derniers jours une remontrée du vote favorable au Brexit.

09:05 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

L'Union Européenne est d'abord une union politique de nations partageant la même civilisation judéo-chrétienne, grecque, romaine et fondée sur la pensée des philosophes européens du 18ème siècle. Il ne faut pas l'oublier. Ni les soixante dix ans de paix qui vont avec. Le commerce et le progrès matériel sont favorisés par la démocratie, la confiance et le respect de l'autre. Le fabriquant d'aspirateurs favorable au brexit bluffe, car il sait bien que les produits exportés par le Royaume-Uni incluent nécessairement, pour être fabriqués, des matières premières, des machines et des composants venant de l'Union Européenne. L'Union Européenne est la première économie du monde et s'en éloigner est suicidaire. Va-t-on fermer les usines Nissan du Royaume-Uni ou les déménager vers l'Irlande ? Va-t-on torpiller l'agriculture du Royaume-Uni en lui supprimant les avantages de la PAC et en la conduisant à pratiquer des prix de vente au niveau de ceux de l'agriculture suisse ? Et les fermes de la Reine ?

Écrit par : CARLE | 11 juin 2016

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Si on comprend cet argument, le monde économique est assez flexible pour absorber l'éventuel sortie du Royaume Uni. Ce qui s'écrit, se voit à la TV à ce sujet fait irrésistiblement penser au désastre qu'on nous annonçait la veille de l'an 2000 à cause des ordinateurs incapables de prendre en compte ce changement de millésime.
Certes, il y aura des conséquences économiques chez eux comme chez nous, mais on peut aussi envisager que cela pourrait redonner un nouveau coup de booster à l'Europe continentale avec notamment l'idée qui fait son chemin, d'aller vers une réelle Europe fédérale à 6 ou 8 membres, tant il est vrai qu'une gestion à 28 est tout simplement un obstacle majeur à un bon fonctionnement des choses.

Écrit par : MAUSS | 12 juin 2016

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