11 avril 2016

France Agrimer prendrait-il les Français pour des demeurés

Dixit Jérôme Despey, le responsable vin chez France Agrimer, en réaction aux déversements de vins espagnols opérés par certains vignerons audois, en début de semaine: 

"Certains s'en mettent plein les poches en trompant le consommateur qui ne fait pas la différence entre un bag-in-box avec inscrit en gros Merlot Pays d'Oc (français) et simplement Merlot (espagnol)".

A ce compte-là, à quoi servent donc les appellations, les mentions, les labels? A croire que pour M. Despert, les Français sont trop bêtes pour lire une étiquette.

Je m'étonne surtout que le représentant de cette agence d'Etat semble prendre fait et cause pour des syndicalistes qui ont sciemment contrevenu à la libre circulation des marchandises au sein du marché unique européen, sans hésiter à détruire le bien d'autrui.

Il y a certainement d'autres façons de régler les problèmes de distorsion de concurrence, car ce genre d'actions violentes est très peu apprécié dans les pays tiers.

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Quand les Celliers de Terres de France achètent... espagnol.

00:07 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Certes, la libre circulation des marchandises est la règle en Europe. Mais les producteurs des différents pays d'Europe doivent aussi respecter la législation, ce qui n'est pas le cas de l'Espagne qui pratique donc une énorme concurrence déloyale. Le magazine des Vignerons Indépendants publiait il y a quelques années les surfaces illégalement plantées en Europe : 129 ha en France, 13 000 ha en Grèce, 52 000 ha en Italie et 83 000 ha en Espagne ! Et ces vignes n'ont pas été arrachées. Cette situation, quasiment entérinée par de faibles élus et technocrates européens, fait subir aux viticulteurs français une concurrence sauvage et illégale. Elle fait aussi ingurgiter par les consommateurs français des vins qui ne sont quasiment pas contrôlés, alors que les contrôles des vins français sont les plus complets au monde.

Écrit par : CARLE | 11 avril 2016

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Je me permets d'émettre un doute sur l'efficacité des contrôles français quand on voit que la quasi-totalité des affaires de fraudes révélées en France ces dernières années l'ont été sur dénonciation par d'anciens collaborateurs des firmes concernées.
Par ailleurs, ce n'était pas mon sujet.
La réprobation devrait être unanime - les producteurs espagnols aussi ont le droit de vivre.
Imaginez que les Belges ouvrent nos citernes sous prétexte que nos petits vins concurrencent leurs bières...

Écrit par : Hervé Lalau | 12 avril 2016

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