27 mars 2016

La question des pesticides à Bordeaux

Le collectif Info Médoc Pesticides a organisé une réunion de vignerons, riverains, élus et responsables syndicaux du vignoble bordelais à Listrac-Médoc, cette semaine. 250 personnes avaient fait le déplacement. L'Etat était le grand absent, comme en témoigne notre consoeur de Sud-Ouest, Karen Bertail, ICI

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(c) Vincent Ménauge

00:54 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Ecologie/Bio/Biodynamie, France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Les bio n'ont pas pour habitude de critiquer les utilisateurs de produits de synthèse, mais si ces derniers mènent des campagnes médiatiques contre le bio, ils vont s'exposer à des critiques fondées qui mettront en lumière les dangers de leurs pratiques, pour le plus grand bien de la nature et des consommateurs, soit dit en passant.
Confondre, ainsi qu'on peut le lire lors de campagnes anti-bio, le soufre (solide sous forme de poudre d'atomes : S) et et le dioxyde de soufre(molécule de gaz : SO2) est aussi ridicule que de confondre le carbone (charbon, ou graphite, ou diamant : C) et le méthane (gaz explosif et à effet de serre, molécule : CH4). On entend aussi des absurdités sur le cuivre (sous forme de sulfate de cuivre en solution CuSO4), pourtant utilisé pour les bassines à confiture.
Les chimiques se discréditent par leurs maladroites et malhonnêtes campagnes contre bio.
En langage clair, un communiqué de la FDSEA qui mentionne : "A l'instar du programme de transition énergétique, l'évolution de nos pratiques demande du temps. Dans le contexte économique et social actuel, on ne peut concevoir qu'une exploitation agricole puisse modifier ses pratiques du jour au lendemain. La pétition visant à traiter en bio à proximité des lieux sensibles est une «fausse bonne idée» !" signifie que les "chimiques" vont continuer, pour des raisons économiques, à utiliser des produits toxiques. Nous constatons une démarche intellectuelle identique à celle de l'affaire du sang contaminé ou de l'affaire de l'amiante ; bref on connait le danger, mais l'on continue.
En ce qui me concerne, j'ai "modifié mes pratiques du jour au lendemain" il y a 17 ans. On peut. Du jour au lendemain.

Écrit par : CARLE | 27 mars 2016

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