19 février 2016

Brexit: et pourquoi pas?

Les négociations entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne se tendent, les politiques dramatisent et la presse aussi. 

Le referendum britannique sur le Brexit affole pas mal de monde - le monde de la finance, le monde du spectacle, notamment. D'aucuns parlent de suicide.

Je ne suis pas convaincu.

Si les Britanniques souhaitent reprendre leur indépendance, qui sommes nous pour les retenir? Et pour les juger?

La Grande-Bretagne a existé avant d'intégrer l'Union européenne, elle continuerait d'exister en dehors.

La Norvège et l'Islande ont des partenariats avec l'Union, elles font partie de l'espace économique européen, mais pas de l'Union. 

Sont-elles de "mauvaises" nations pour autant? Des pays d'imbéciles?

Je note que leurs ressortissants ont d'ailleurs à peu près les mêmes droits que les citoyens de l'Union en matière de circulation et d'établissement des personnes; idem pour les Suisses, qui ont un accord spécial avec l'Union. 

Mais n'ont pas à financer les politiques européennes.

Toute cette dramatisation me semble relever de la propagande, voire du mépris: "Nous savons ce qui est bien pour vous".

Et si, plutôt, l'Europe faisait des efforts pour être plus proche des gens, Britanniques ou autres?

Et c'est un Europhile qui vous parle...

10:13 Écrit par Hervé Lalau | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

Les britanniques sont des gens charmants et plein d'humour. Ma propre famille comprend des anglais et des écossais et plusieurs de mes meilleurs amis sont anglais.
J'ai aussi travaillé en Angleterre dans le cadre d'un contrat pour British Rail il y a des années.
Mais en groupe ou dans le cadre d'organisations le Royaume-Uni est intenable. Rappelons un exemple européen : Airbus. Le Royaume-Uni faisait partie d'Airbus au départ. Les premières années d'Airbus ont été difficiles et ont coûté beaucoup d'argent. Alors le Royaume-Uni a quitté Airbus. Quelques années plus tard Airbus, grâce à la France et l'Allemagne, est devenu rentable. Alors le Royaume-Uni a voulu revenir dans Airbus. Et nous avons bêtement accepté, car British Airways a continué a acheter des Boeing. Elle a récolté 6 Airbus A310 en achetant British Caledonian et a fini par s'en débarrasser. Il a ensuite fallu des années pur que le Royaume-Uni se décide enfin a acheter des Airbus. Signalons au passage que le plus gros problème de moteur apparu sur un Airbus A380 concernait un réacteur anglais Rolls-Royce !
Le Royaume-Uni a longtemps eu des passeports de différents niveaux pour ses propres citoyens. Un pays royaliste n'est pas républicain et juger "au nom de la reine", n'est pas juger "au nom du peuple".
Le Royaume-Uni est solidaire dans la mesure où il y trouve son intérêt ; "I want my money back" disait Madame Tatcher.
Je préfère la République et l'Union Européenne qui nous a évité des guerres entre nous depuis 1945.
Si l'Union Européenne avait existé en 1935, nous n'aurions pas eu de guerre mondiale... et nous n'aurions jamais su ce que nous aurions évité !!! Le Royaume-Uni ferait bien de le comprendre. D'autant plus que la solidarité est toujours payante à long terme.

Écrit par : CARLE | 19 février 2016

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Que l'UK sorte de l'UE et que cela soit le déclencheur pour revenir au concept initial d'une Europe bien plus intégrée (politique et économique) à 6, comme au départ.

Et que les autres pays, UK inclus, y soient associés dans un type de concept comme l'AELE si chère aux britons.

Cela prendra du temps, mais un jour ou l'autre, on comprendra que la seule solution viable sera l'Europe (à 6) des régions, comme le souhaitait Guy Héraud, un excellent prof de droit du temps de nos études à Strasbourg.

Écrit par : MAUSS | 19 février 2016

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Lu sur Timeoff du jour :

"On croyait que le départ du UK était la menace principale pour l'UE… jusqu'à hier soir, et l'annonce par l'Autriche du rétablissement de ses frontières avec l’Italie, la Slovénie et la Hongrie (+ la limitation drastique -- à 80 par jour -- du nombre de migrants qu'elle accueillera désormais). La Commission a beau hurler, l'Allemagne s'inquiéter, la Slovénie et la Macédoine pourraient suivre l'Autriche très vite... et, à partir de là, tous les pays de l'UE.



Concrètement, cela signifierait la fin de Schengen, pilier central de la construction européenne, et le retour aux unilatéralismes nationaux. A côté de cela, le Brexit est une plaisanterie."

Écrit par : MAUSS | 19 février 2016

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Dixit Boris Johnson, maire de Londres: "Il ne faut pas confondre les merveilles de l'Europe, les vacances en Europe, la nourriture fantastique et les amitiés, etc. et un projet politique qui est en marche depuis des décennies et menace maintenant d'échapper au contrôle démocratique".

Écrit par : Hervé Lalau | 21 février 2016

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