11 janvier 2016

Défauts du vin: rien ne vaut l'avis d'un spécialiste

Lors du prochain salon Vinisud de Montpellier, les Professionnels du Liège (alias Planète Liège) proposeront une masterclass intitulée: "Défauts du vin: savoir les reconnaître".

Il est vrai qu'avec un taux de bouchons défectueux qui varie de 3 à 10% (voir ICI), les professionnels du liège savent de quoi ils parlent.

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Ma dernière expérience de bouteille bouchonnée remontant à hier (un Laudun Les Barryes de la Cave Rocca Maura que j'avais adoré sur place, malheureusement rendu inconsommable par la faute d'un méchant petit bout de liège dont le producteur n'est même pas responsable), je ne peux qu'applaudir cette initiative, en espérant qu'on ne nous la jouera pas du genre: "ce que vous prenez pour un problème de bouchon n'est pas un problème de bouchon".

Parce que ça, ce serait Planète Désinformation, pas Planète Liège!

00:31 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

Commentaires

On connaît mon point de vue, pas la peine de le répéter. Mais le problème est ailleurs. Il ne s'agit pas de "discussion" sur les mérites. Il s'agit d'une part de la survie d'un commerce qui n'a pas su (voulu) s'adapter. Les autres applications du liège, et il y en a, ne remplaceront pas les emplois perdus dans la bouchonnerie. Et là aussi, l'impact écologique TRES négatif de l'exploitation des suberaies persiste. L'autre aspect:aucun vigneron ne croit en son for intérieur que le liège reste une bonne obturation, mais beaucoup pensent que ce serait un risque commercial de changer de méthode. Le bobo lambda qui n'y connaît rien mais à qui on serine depuis 200 ans que le vin est un produit "vivant" (il respire!) et qu'il doit s'oxygéner n'ose pas. Le même est convaincu qu'il doit laisser le vin "se reposer" pendant trois semaines avant de l'ouvrir, que le vin en bouteilles "travaille" pendant la montée de la sève et le débourrement de la vigne, que le vin "voyage mal" etc .... Il suffit de lire les centaines de commentaires (milliers parfois) ineptes, incompétents, farfelus des lecteurs de rue89 chaque fois qu'il y est question de vin. On hallucine. Full sympathy pour Galilée!

Écrit par : Luc Charlier | 11 janvier 2016

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Qu'en est-il de tes essais avec des bouchons de verre/cristal?
La vis me semble plus pratique pour le consommateur, mais comme producteur?

Écrit par : Hervé Lalau | 11 janvier 2016

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Le Vinolok est super bien accepté par TOUS les clients, preuve de l'inconsistance de l'esprit humain. Mais ... 1) son prix est élevé, 2) à part M. Lafage qui possède sa propre unité de mise, il n'existe pas de machine pour le présenter à la bouteille dans notre département ==> manuel, 3) on manque de recul, 4) le col des bouteilles de St Gobain, vendues pourtant plus cher à cette fin, refuse le bouchon dans 1% des cas environ, 5) le joint est du polyéthylène, 6) il se brise quand on le cogne ...
Sinon, j'ai 4 années pleines d'expérience maintenant et pas un seul problème de faux goût, ni de couleuse, ni d'oxydation, alors que TOUTES mes mises avec Vinolok ont aussi été faites à zéro de SO2 libre (y compris blanc et rosé).

Écrit par : Luc Charlier | 11 janvier 2016

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De mon point de vue, lorsque j'anime une dégustation, j'explique que le bouchon est une solution technique du 18e siècle qui n'a pas évoluée et que tout autre producteur qui proposerait une produit avec un taux de défaut de 10% serait se verrait sans doute retirer sa licence. Par contre, c'est un message qui ne passe pas vraiment auprès du consommateur.

Écrit par : Alexandre Truffer | 11 janvier 2016

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Voir http://leblogdeluc.jimdo.com/2016/01/12/vous-le-go%C3%BBtez/

Écrit par : Luc Charlier | 12 janvier 2016

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