05 janvier 2016

Château Saint Estève, Corbières 2013

Un fruité rouge et noir bien mûr, mais pas cuit (cassis, framboise), des épices, des amandes fraîches, de la réglisse, pas trop d'alcool, des tannins suaves, du cuir, un poil de cacao et de menthol, beaucoup d'élégance, de la fraîcheur - voici un Corbières très civilisé, et on en redemande! Cette cuvée assemble 40% de grenache, 30% de syrah, 20% de carignan et 10% de mourvèdre. Une petite partie est élevée en fûts, le reste ne voit que la cuve.

A propos du cacao - dans son ancienne vie, le propriétaire de ce grand domaine de Thézan (130 hectares en Boutenac), Eric Latham, en exportait d'Afrique (ainsi que du café).

C'est que dans la famille, on aime les grands horizons: on y trouve un pionnier de l'aviation (Hubert) et l'aventurier Henry de Monfreid. Ce dernier d'ailleurs droit à une (excellente) cuvée, dans un style plus "élevé", mais au boisé tout à fait bien fondu, un petit côté torréfié qui là encore, nous parle d'ailleurs.

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Photo (c) H. Lalau 2016

Contact: Château Saint Estève

08:20 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

Tu ne veux pas déplaire à tes hôtes, Hervé, et cela t'honore. Henry de Montfreid est originaire de la commune de Leucate et possède d'ailleurs une rue à son nom dans son La Franqui natal, à deux pas du "bureau" de Christine. J'ai donc cherché à savoir qui il pouvait bien être. Tu dis "explorateur". En fait c'était un aventurier toujours au-delà de la légalité, mais avec panache. Il était contrebandier et trafiquant d'armes ainsi que d'opium, surtout! Il a aussi vécu de tours de passe-passe financiers. Autodidacte de la canaille et one-man company, il s'occupait de tous les aspects de ses petits business lui-même. Accordons-lui aussi d'avoir fait en long et en large le récit de sa vie et de ses motivations.

Écrit par : Luc Charlier | 05 janvier 2016

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Les Secrets de la Mer Rouge, ce fut une de mes première séries préférées à la télé...

Écrit par : Hervé Lalau | 05 janvier 2016

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Mes parents étant plutôt du genre castrateurs (l'école avant tout), on n'avait pas le droit à la télé, sauf pendant les congés scolaires. Pour mon frère et moi, tous les feuilletons s'appelaient: "les secrets de l'écran noir".

Écrit par : Luc Charlier | 05 janvier 2016

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