09 décembre 2015

Le vin nature vu du Québec

Très jolie chronique, très... nature, signé de l'ami Marc-André Gagnon (Vin Québec), au sujet des vins nature.

Rien de dogmatique, rien de philosophique, juste ses impressions d'après dégustation. 

C'est ICI

J'aime beaucoup. Et vous?

00:06 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, Ecologie/Bio/Biodynamie, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

Commentaires

Cette chronique est certes intéressante. La démarche consistant à poser des questions plutôt qu'apporter des réponses, que de fixer ses certitudes, est bien plus constructive et plus humble que ce que nombre de ses confrères osent écrire.

Cependant, il y a ici une nouvelle fois une certaine confusion sur ce qu'est réellement le vin nature. Il n'y a certes à ce jour aucun cadre légal, aucune certification permettant de définir ce qu'est un vin nature. Il semble pourtant couramment accepté qu'il s'agit d'un vin dont la vinification est la moins interventionniste possible et limite les intrants. Le sulfite tenant traditionnellement un rôle de premier ordre dans ces derniers, il est effectivement limité. Et dans certains cas, chez des vignerons un peu extrêmes dans la démarche, ou chez des producteurs qui savent d'expérience que leur vin peut s'en passer, on n'ajoute aucun sulfite.

Mais partir du constat "Ces vins se distinguent particulièrement par l'absence de sulfite" quand on rédige un tel article est une erreur. Ou alors le titre aurait dû être "Vin sans sulfite : difficile d'aimer".

Écrit par : Vincent Dasnoy | 09 décembre 2015

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J'aime bcp le papier de Gagnon, si c'est cela que tu veux dire, Hervé. Mais faut-il tout ramener au seul sulfite? La personnalité, l'équipement, le but du vigneron "naturiste" me paraît aussi déterminant que son refus du sulfitage, ou son désir, mercantile ou sincère, de se détacher du lot.
J'encuve TOUT (et toujours) depuis 2005 avec 6 gr/hl de SO2. Et depuis 2008, je m'efforce de limiter les autres ajouts de solution, même lors de la "mise au propre" après les malos.Mon seul but est de limiter le SO2 total dans le produit fini, pour éviter les manifestations d'allergie/intolérance. Accessoirement, j'y gagne je crois en fruité. Je n'élabore pas des vins "nature" dans le sens où les "vrais" l'entendent. Pourtant, depuis 2011, je n'ai plus jamais eu une mise (même en blanc ou en rosé) avec plus de 25-30 de SO2 total (et souvent moins de 20).
Loin de moi le désir de plaider pour ceci ou cela. Il est dommage de toujours scinder le monde du vin en catégories. La France adore cela, avec les concours d'ailleurs.
Le tout meilleur exemple est pour moi Thierry Allemand. Il utilise peu (souvent PAS) de SO2 et, chaque fois que je goûte ses vins, ils sont d'un fruit, d'une pureté d'arômes, d'un gras, d'une longueur impeccables. A l'opposé, j'ai bu dans un bar à vin à BLN une demi-douzaine d'exemplaires "nature" dont aucun n'était pour moi conforme à ce que j'ai considéré comme du vin jusqu'à ce moment de ma vie. Il y en a un qui m'a beaucoup plu, je n'ai fini le verre d'aucun des 5 autres. Affaire de goût

Écrit par : Luc Charlierluc | 09 décembre 2015

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Comme dans de nombreux domaines..... le vin est une affaire d’équilibre.......
On le trouve en général et assez souvent à mi-chemin entre les extrémistes de tous bords; les "natures" et les aussi les "chimiques" si ils existaient encore....
Si un vin massacré par un excès de So2 n'a pas d’intérêt; un vins sans So2 qui n’offre comme palette aromatique que de l'oxydé et de l'acidité volatile ne m’intéresse pas non plus.......

Mais le monde est ainsi fait; on parle trop des extrêmes, et on oublie trop facilement le sagesse de l’équilibre.

N'est-ce vrai que pour le vin ????

Oui cet article de M. Gagnon est sage et raisonnable.

Écrit par : Vincent Querre | 10 décembre 2015

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