24 mai 2015

Quand Le Monde s'intéresse au vin pour autre chose que l'alcoolisme

Le Monde n'évoque habituellement le vin qu'au titre "des alcools et autres drogues". C'est Sandrine Blanchard qui s'en charge, avec le sens des nuances qu'on lui connaît.

Cette fois-ci, et c'est déjà un progrès, Le Monde a commissionné un autre journaliste, J-.P. Gené (ne pas confondre avec JP Chenet), pour s'attaquer à la problématique de la certification bio.

C'est ici: Le vin bio sent le soufre

Evidemment, ça reste assez polémique. Si vous espériez que le journal de référence de l'intelligentsia que la planète nous envie allait parler de vin, même bio, sans distiller un peu de doute; si vous pensiez que sa description du vin conventionnel serait moins manichéenne (en gros, tout est permis), vous vous trompiez grave. Et même Pessac.

M. Gené est un ancien militant gauchiste. Le voici militant alternatif et vinonaturiste. Chassez le naturel (ah ah!)...

J'ai particulièrement goûté la partie de son article consacrée aux réfractaires du traitement contre la cicadelle. Aux insoumis de la Bourgogne.

Le Monde est un journal tellement libertaire qu'il approuve la relaxe des vignerons ayant refusé d'appliquer un arrêté préfectoral. Mais d'un autre côté, il juge les règlements du bio comme trop laxistes. J'aurais pensé qu'il plaiderait pour la levée de tous les règlements!

J'ai du mal à comprendre en quoi le soufre (utilisé en vinification depuis le 17ème siècle) est plus dangereux que la flavescence dorée. 

En résumé, voici un article à lire avec modération.

10:37 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Tags : le monde | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Merci pour cette chronique. C'est intéressant de voir les contradictions entre la demande d'une réglementation plus sévère et la solidarité avec ses opposants. J'ajoute une ambiguité qui fait réfléchir quand on lit la réaction du journaliste à propos de ces vignerons qui estiment que "le vin est du jus de raisin fermenté et il suffit de le laisser faire sans rien y ajouter". Réaction du journaliste qui parle de "Noble dessein, mais entreprise à haut risque lorsqu’on connaît l’éventail de produits et de pratiques à la disposition du premier œnologue venu". C'est quoi le "noble dessein"? Résister à une offre commerciale? Y aurait-il derrière cette remarque cynique envers les oenologues un aveu d'un véritable "haut risque" à ne pas ajouter d'intrants? Un point de vue dis-tu...

Écrit par : nadine Franjus | 25 mai 2015

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