10 mai 2015

Demoiselle de Vertus

Ce matin, la Demoiselle de Vranken était dans un de ces mauvais jours qui sont le lot de la pré-ménopause - bouffées de chaleur, irritabilité. Alors elle s'est demandée ce qu'elle pourrait bien faire pour oublier ça. 

Pourquoi ne pas faire un procès?

Pourquoi pas à Louis Chèze, par exemple, qui propose sa cuvée de la Belle Demoiselle?

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Histoire de passer le temps. 

Qui peut bien confondre une marque de Champagne et un rouge de la Côte Rôtie? Personne bien sûr, même en Chine. Peut-être sur Mars, par temps de brouillard. Car de deux choses l'une: soit on sait lire une étiquette, et on sait faire la différence; soit on ne sait pas lire, et peu importe ce qu'il y a sur l'étiquette.

Maintenant, s'il se trouve des juges pour attribuer à M. Vranken le monopole du mot Demoiselle, au moins en France, il aurait tort de se priver du plaisir de la procédure.

D'ailleurs, il semble que le coup a réussi: Louis Chèze pourrait bien retirer ce nom de cuvée du marché.images.jpg

 

Je me demande tout de même pourquoi la vieille fille de Vertus (petite ou grande) n'a pas plutôt pris pour cible Mademoiselle Ladubay. Elle est dans les bulles, elle, au moins...

Et Chanel, dans tout ça?

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12:58 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Voilà donc une demoiselle qui se trouve le cul entre deux .... Chèze. Je n'aime pas Paul Vranken (et c'est réciproque) mais je lui reconnaissais sans problème son comptant d'intelligence. Mes amis ont quelques défauts et ceux qui ne me plaisent pas peuvent présenter de belles qualités malgré tout. Mais là, je ne sais pas quel bureau d'avocats a pu lui conseiller de s'engager dans ce différend. C'est totalement absurde. Quant au vigneron rhodanien, il a raison de ne pas rentrer dans ce jeu: la justice n'est pas là pour dire le droit, elle est là pour se ranger derrière les puissants.
Une autre suggestion peut-être: faire raser la ville de Rochefort, à cause du film "Les Demoiselles de Rochefort".

Écrit par : luc charlier | 10 mai 2015

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"Demoiselle" est un terme assez recherché comme marque, même si c'est un peu moins que "Mademoiselle". Ces termes sont maintenant bannis du vocabulaire administratif, mais demeurent commercialement intéressants, apparemment, et il est donc important de défendre ses signes distinctifs.
Rien que pour le vin (classe 33), il y a plus d'une soixantaine de marques en France avec une ou des demoiselles, dont une vingtaine enregistrées par Vranken (avec diverses variantes de présentation et de couleurs).
Vranken doit donc quand même supporter la présence d'une quarantaine d'autres, mais c'est peut-être une question d'antériorité ("Demoiselle" de Vranken n'ayant été déposée qu'en 1985) ou alors de distinctivité suffisante entre des marques complexes.
Mais Vranken a gagné contre une "Demoiselle de Laussac" (en Bordelais): Cour d'appel de Paris, 4ème Ch A, 21 juin 2006. Et avait auparavant réussi à défendre la présentation spécifique de la bouteille (Paris, 4ème ch A, 21 juin 1997).

Écrit par : Norbert | 10 mai 2015

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