28 avril 2015

Petit précis de dégustation professionnelle avec Marc-André Gagnon

La dégustation professionnelle, ça n'est pas si facile. Beaucoup d'échantillons, de toutes sortes; des blancs, des rouges, des rosés, des bulles... Des bons et des moins bons. Au bout d'un certain temps, on jurerait voir les bouteilles bouger toutes seules sur la table. "Où est passé le numéro 12?". "Et le 42, on l'a déjà fait?"

Pour autant, il s'agit de ne pas se tromper. Le public frémit à l'annonce du verdict. Le rédac'chef s'impatiente. Le vigneron s'angoisse. 

Comment leur expliquer? La chasse aux arômes en milieu viticole est aussi délicate que la chasse à l'appeau en milieu humide. Alors autant acquérir d'emblée la bonne attitude, le geste qui sauve.

En la matière, l'économie de mouvements est essentielle: la preuve en images avec Marc-André Gagnon (Vinquébec), alias Le Nemrod de Gâtineau, dont la longévité dans le métier témoigne de la fluidité de la gestuelle.

Pour la facilité de l'exposé, nous avons décomposé la séquence (les mouvements sont trop rapides pour être perçus à l'oeil nu).

Premier mouvement: l'approche.

Gagnon01.JPG

Deuxième mouvement: l'affût.

Gagnon02.JPG

Troisième mouvement: la mise à mort.Gagnon03.JPG

Merci, Marc-André, pour cette éblouissante démonstration. 

Chroniques Vineuses tient à préciser qu'aucun dégustateur n'a été blessé durant cet exercice.

00:28 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, Languedoc, Pour rire | Tags : marc-andré gagnon, québec, languedoc, technique | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Notez que le type en noir en arrière plan (que je salue au passage) n'a quasiment pas bougé ni levé le nez de son carnet de notes pendant tout le processus. Il semble même qu'il en est toujours au même vin. Impressionnant.

Écrit par : Hervé LALAU | 28 avril 2015

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Une petite question perfide - c'est tout moi, ça - en la matière: combien d'années de résidence au Québec sont-elles nécessaires pour s'adonner à la chasse aux arômes sur le territoire de la Belle Province? Faut-il un "permis de déguster" national?

Écrit par : Luc Charlier | 28 avril 2015

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