12 mars 2015

LP alias Le Pudibond?

Mes confrères de Drinks Business publient un petit article sur l'étonnante affaire du "mail salace" adressé par des vendeurs de Southern Wines & Spirits à la directrice de la filiale américaine de Laurent Perrier, Mme Latapie.

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Sans doute énervés d'avoir été récemment écartés du réseau de distribution de la marque, les deux vendeurs ont cru malin d'envoyer à la dame deux photos prises dans un club de striptease; on y voyait les demoiselles peu vêtues qui les accompagnaient remplissant un seau à glace avec du Laurent Perrier - ce qui témoignait d'une grosse soif, sans doute. Plus osé encore, l'une d'entre elles semblait même mettre la main aux parties génitales d'un des vendeurs. Sans doute l'illustration de l'expression américaine "hold your balls" (on se calme).

Cet humour-là n'a pas plu à la destinataire, qui parle même de "harcèlement sexuel". L'équivalent d'une bombe H dans les relations d'affaires américaines... Une vraie manne pour les cabinets d'avocats...

Mais au fait, comment cet email privé s'est-il retrouvé dans la presse, alors qu'il aurait été si facile de l'effacer? Parce que Mme Latapie a voulu faire un exemple, en le postant sur son compte facebook. 

Conséquence, les deux vendeurs ont été mis à pied par Southern Wines & Spirits

Laurent Perrier aura peut-être les ligues de vertu de son côté, mais pas tous les rieurs.

Je ne connais bien sûr pas les dessous de l'histoire - ce qui a poussé Mme Latapie à se passer des services de Southern Wines & Spirits, notamment. Mais son choix de médiatiser l'affaire est discutable.

Quant à savoir si la marque fait toujours preuve du meilleur goût, je vous laisse en juger avec cette photo extraite de la page Facebook de Laurent Perrier Belgium

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00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Etats-Unis | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Une amie me fait remarquer que les photos envoyées par les deux vendeurs témoignent tout de même d'une grande vulgarité. Dont acte. Mais je ne peux m'empêcher de faire remarquer à mon tour que Laurent Perrier n'hésite pas vendre ses bouteilles dans des "lieux de débauche", associant qu'elle le veuille ou non sa marque à une certaine vulgarité. C'est un peu la main droite qui ne veut pas savoir ce que fait la gauche. Ou bien encore, "cachez ces ventes que je ne saurais voir!".
Ca n'excuse pas la vulgarité du message. Mais il y a tout de même un sacré "dosage" d'hypocrisie dans cette affaire. Et pas seulement de la part de Laurent Perrier, également de mes confrères qui tous, bien entendu, réprouvent...

PS. C'est peut-être l'époque qui est de plus en plus vulgaire. Voyez un peu les paroles des chansons de hipsters dont certaines grandes marques utilisent l'image dans leur communication...

Écrit par : Hervé LALAU | 12 mars 2015

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