21 janvier 2015

Balzac, retour à Moncontour

Je vous au déjà parlé du grand amour de Balzac pour sa Touraine et pour le vin de Vouvray, amour qui transpire notamment dans les pages du Lys dans la Vallée (dont Vouvray est le décor), La Peau de Chagrin ou encore, L'Illustre Gaudissart.

Mais j'ignorais q'un autre roman de Balzac, La Femme de Trente Ans (1842), y était également situé.

C'est une étiquette de Vouvray qui me l'apprend - comme quoi le vin est bien un produit de culture!

Une bouteille du Château Moncontour, pour être précis.

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Un château dont Balzac dit ceci: "C’est un de ces petits châteaux de Touraine, blancs, jolis, à tourelles sculptées, brodés comme une dentelle de Malines ; un de ces châteaux mignons, pimpants, qui se mirent dans les eaux du fleuve avec leurs bouquets de mûriers, leurs vignes, leurs chemins creux, leurs longues balustrades à jour, leurs caves en rocher, leurs manteaux de lierre et leurs escarpements. Les toits de Moncontour pétillent sous les rayons du soleil, tout y est ardent".

Dans une lettre de 1846, l'auteur déclare même vouloir s'y installer, "au moins pour dix ans". Pour lui, pas de doute, "Moncontour a ma prédilection".

Et le vin?

Les descriptions du Vin de Vouvray que nous fait Balzac ne correspondent guère à un effervescent, plutôt à un moelleux. Rien d'étonnant: la bulle n'arrive à Vouvray que dans l'Entre deux Guerres, avec M. Hamm. Alors qu'elle est déjà installée à Saumur depuis 1811. Le génial romancier aurait donc pu boire du mousseux de M. Ackerman, mais pas de Moncontour.

Dommage pour lui. On le boira quand même à sa santé, ou à sa légende. Sur la fraîcheur et sur le fruit blanc, sur le crémeux et sur le plaisir simple, en pensant à cette belle et noble Touraine.

Vous reprendrez bien un peu de culture?

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : balzac, art et vin, moncontour, vouvray, touraine | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

C'est beau, Hervé. En plus, Honoré nous renseigne sur les habitudes culinaires de son temps. N'écrit-il pas: "... braisé comme une asperge de Malines"? Moi aussi, j'aime bien l'asperge revenue à la sauteuse, légèrement rousse à l'extérieur, quand elle développe un petit goût de chicorée.

Écrit par : Luc Charlier | 21 janvier 2015

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