08 décembre 2014

Compte pénibilité: qu'en est-il pour les dégustateurs professionnels?

En France, le compte pénibilité du travail entre en vigueur le premier janvier 2015.

Dans les arrêtés d'application, je n'ai pas trouvé de critères qui concernent directement mon activité.

On parle bien de travail à la chaîne, mais je ne suis pas sûr que le fait de déguster une série de 50 vins dans la foulée puisse entrer en considération.

Il y a aussi la position debout, mais c'est en fonction des endroits - parfois, c'est assis.

Le travail en soirée; les heures de transport. Déjà que je fais plus que mes 35 heures par semaine...

J'ai aussi pensé à la répétitivité du lever de coude, mais la charge soulevée est sans doute insuffisante.

Non, ce qui devrait me valoir des points pénibilité, ce sont les vins à défauts que je dois m'enfiler régulièrement; les bouchonnés, les brettés, les réduits, les oxydés avant l'âge, les goûts de poire blette; l'accumulation de soufre, aussi. Ou même, le flot de vins inintéressants, sans vice ni vertu, sans véritable raison d'être.

Heureusement, il y a aussi pas mal de vins qui me plaisent, les vins qui me parlent, les vins qui entretiennent ma passion autant que mon aliénation de travailleur du verre et de la plume. Est-ce que le législateur va en tenir compte et diminuer mon compte pénibilité d'autant? 

Mais je suis bête: les indépendants sont certainement exclus du système. Et les journalistes en vins salariés sont plutôt rares, de nos jours.

Alors tant pis pour le compte pénibilité! 

08:40 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

et la pénibilité de l'amateur à chercher désepérément les "clos de vougeot 2011"jugés indignes par les journalistes dégustateurs pro...,surtout à ce niveau de prix.
j'en ai la main douloureuse avec tous ces cliquetis de souris
santé.

Écrit par : ange gil quato | 10 décembre 2014

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