24 novembre 2014

Mozart, la liqueur, la crème, le café... et le musicien

A Vienne, tout ou presque est à Mozart, à commencer par les pralines, les fameux Mozart Kugeln, sans oublier la distillerie Mozart (pourtant née à Salzbourg, comme Mozart, et qui propose notamment une sorte de Bailey's au chocolat); ou encore, le Mozart Café (où j'ai pris un Mozart Kaffee). A part peut-être la Mozartella di bufala, je crois que les Viennois n'ont pas oublié grand chose.

Les vrais admirateurs de Mozart, le musicien, peuvent se rabattre sur sa Maison - ou plutôt, son appartement, puisqu'il n'occupait qu'un étage. Celui-ci se situe sur la Domgasse, tout près de la cathédrale Saint Etienne.

Ceux qui espèrent y trouver du mobilier de l'illustre musicien en seront pour leurs frais: Mozart, qui changeait souvent d'habitation, n'y a vécu que deux ans, il n'y est pas mort; et de toutes façons, à l'époque, il était presque ruiné. Seuls les murs peuvent encore témoigner de son passage ici; et puis la vue depuis ses fenêtres, qui, elle, dans ce vieux quartier, n'a quasiment pas changée.

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Le Mozart Kaffee du Mozart Café (Photo (c) H. Lalau 2014)

L'amateur de musique trouvera tout de même de quoi se satisfaire. La vie du couple Mozart est assez bien restituée, des lettres de Mozart, des dédicaces, des billets ont été retrouvés et sont exposés.

On sourit en voyant la partition sur laquelle Wolfgang à noté un changement d'horaire de cours à l'attention d'un de ses élèves (en anglais). Ou en lisant les commentaires de Léopold, le père de Mozart, qui se plaint des courants d'air et du bruit incessant dans la maison.

On termine en musique avec la belle dédicace (en italien) de Mozart à Joseph Haydn (un quartet, bien sûr!) - qui prouve que le Salzbourgeois savait reconnaître le génie des autres.

07:04 Écrit par Hervé Lalau dans Autriche | Tags : mozart, vienne | Lien permanent | Commentaires (8) | | | |

Commentaires

Tu as raison de faire remarquer que Vienne n'est absolument pas la ville de Mozart. Il faut aller à Salzburg pour pouvoir mozarder dans les rues de la ville. Comme toi, et même si elles ne sont pas élaborées au vrai beurre de cacao pour la plupart, j'aime à sucer des "Mozart-bollen" (en brusseleîr dans le texte).

Écrit par : Luc Charlier | 24 novembre 2014

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Pour le café, moi c'est chez Hawelka que je préfère m'asseoir. Quand il fait très froid, la lourde draperie cramoisie de l'entrée laisse passer un peu du gel extérieur, ce qui crée un effet "marché de Noël" sympathique. Le soir, tu y as peu de touristes et le vin chaud domine l'odeur légèrement renfermée (oui da, moisie) des tapisseries. Jadis, pipes et cigares envahissaient l'atmosphère. Et les quotidiens coincés dans leur porte-rouleau ont perdu les parfums de goudron du matin, feuilletés et refeuilletés qu'ils ont été. Ah, mir gefällt das Wiener blut!

Écrit par : Luc Charlier | 24 novembre 2014

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Vienne reste quand même plus la ville des "B" : Beethoven, Brahms, Bruckner.
Une ville qui se doit d'être impérativement visitée en hiver pour y mieux ressentir le "gemütlich".

Écrit par : mauss | 24 novembre 2014

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Ach, Herr Mauss, ich bin NICHT einverstanden, Bonn ist die Beethovenstadt. Par contre, l'hiver à Vienne me plaît aussi. Les promenades le long du Danube (transformé sur une longue distance en un canal immonde et pollué), du côté où Konrad Lorenz allait observer les oiseaux et chercher son inspiration, la vue depuis la petite plateforme sur la flèche accessible du Stefansdom, par moins 15 degrés Celsius, les belles dans leur fourrure (nombreuses) à la Kärtnerstrasse, mon amie Susi qui boit son "kleine braune" sous les infra-rouges de la terrasse du Segafredo .... Bon, tout ça, c'est quand j'avais encore du fric. Excellents souvenirs quand même.

Écrit par : Luc Charlier | 24 novembre 2014

A M. Mauss: Beethoven est surtout célébré dans le petit village vigneron d'Heiligenstadt; j'ai dégusté chez Mayer am Pfarrplatz, dans la maison où il a logé. Ou plutôt, dans une des maisons, car ses logeurs le trouvaient assez difficile à vivre et se le refilaient un peu comme un paquet de linge sale, à ce qu'on m'a dit.
A propos de Mayer am Pfarrplatz, si vous y allez, déguster son Gemischter Satz Nussberg - la preuve que la complantation, ça peut très bien fonctionner.
A Luc. Belle érudition. Merci pour l'adresse du café - nous avons été au Mozart parce que le Sacher était plein, et le salon de thé Demel aussi.
La prochaine fois, promis, j'essaie.
PS. J'ai rencontré Dorli, que tu connais sans doute. Son Spitzenberg (toujours assemblé avec l'aide de Dirk, même aujourd'hui) devient de plus en plus fin, dépouillé, précis. Sacrée bonne femme!

Écrit par : Hervé LALAU | 24 novembre 2014

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Dorli est un ange, doublée d'un démon. Même si elle n'avait pas été la femme d'un ami cher, j'aurais beaucoup d'amitié pour elle. C'est une femme intelligente et sensible, très entreprenante et douée d'une belle énergie. Le fait qu'elle soit magnifique ne gâte rien. Je vois que tu es "Mühr" pour elle.
On dit que Demel était très lié à la Stasi et que les membres de la loge P5 s'y réunissaient quand ils étaient à Vienne. J'avais oublié que tu étais le nonce éthanostolique de la Banque Ambrosiano.

Écrit par : Luc Charlier | 24 novembre 2014

De Demel à Hemel il y a quand même un grand pas, alors...

Écrit par : Hervé LALAU | 24 novembre 2014

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J'ai pire en stock:

"Onze Heer die zit in demel..."

Écrit par : Hervé LALAU | 24 novembre 2014

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