20 août 2014

Rions un peu: le français en version discount

Depuis quelque temps, Lidl Belgique, qui veut sortir du ghetto du décompte dur, mise sur les vins. À la rentrée 2013, déjà, le distributeur allemand avait communiqué autour d'une offre de 40 vins spécialement achetés pour l'occasion; voila qu'il remet le couvert, cette année, avec quelque 90 références.

Si je vous en parle, c'est surtout pour faire l'exégèse de la phrase de son porte-parole, Julien Wathieu, à propos de cette opération. Je cite:  "Les ventes avaient été assez positives".

A l'heure de la textolangue, du franglish, du newtalk et du politiquement correct, je ne m'étonne plus de rien, bien sûr.

Mais comment des ventes pourraient-elles être autrement que "positives"?

Et peuvent-elles être plus "plus ou moins positives", ou même "assez positives"?

Seule leur évolution peut être positive - ou pas.

Par ailleurs, c'est bien le moindre que M. Wathieu se montre raisonnablement satisfait: je suppose que si les ventes avaient été négatives (c'est à dire, qu'on avait moins vendu que rien, pour parler clair), Lidl ne reconduirait pas le programme.

Ou bien faut-il y voir l'émergence d'un français discount, d'une langue au rabais qui arrondit les angles comme un discounter arrondit les prix?

16:46 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Commentaires

Traduit du langage "langue de bois commerciale" en langage terre à terre devrait vouloir dire selon moi "un chouia mieux que l'an passé"....ça m'étonnerait par les temps qui courent que la progression soit à 2 digits....?

Écrit par : Gosselin Jean-Noêl | 20 août 2014

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