16 août 2014

Satané pinot noir!

Satané? L'adjectif n'est pas usurpé, puisque cette cuvée a pour nom Lucifer. Mais surtout, elle a la séduction du diable. Un fruité chaleureux, de la fraise compotée, comme cuite aux chaudrons de l'Enfer, une bouche large comme les portes du même endroit, la longueur d'un séjour éternel - j'arrête là les références vaseuses, ceci est un très beau vin jeune, équilibré, avec une jolie touche fumée, et un goût de revenez-y.

Il est signé Diego Mathier, de Salquenen, déjà élu deux fois vigneron suisse de l'année. A essayer également absolument: sa Petite Arvine, son Cornalin et son Ermitage (Marsanne) Et si, comme c'est probable, vous ne les trouvez pas près de chez vous, c'est une raison de plus de venir visiter le Valais lors de prochaines vacances, ou même, dans quelques jours, à l'occasion du festival du vin suisse, Vinea, à Sierre.

C'est du 5 au 7 septembre prochain, jolies découvertes et ambiance festive garanties.

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00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Suisse | Tags : pinot noir, sierre, valais | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Commentaires

Tous ces vins "qu'on ne trouve pas", ici et là. Je me bats depuis 10 ans pour essayer de faire importer correctement les miens dans mon pays d'origine. Le travail des marchands de vin n'est pas facile: ils sont trop nombreux, il y a beaucoup de vignerons qui aimeraient entrer en ligne de compte, les restaurateurs sont frileux par rapport aux appellations moins branchouillardes et ... les consommateurs sont peu curieux, mal avertis et ils achètent la majorité de ce qu'ils boivent en GD. Moralité, comme le volume des ventes de chaque détaillant est très limité, ils doivent faire une marge trop élevée pour gagner leur vie et ... le prix des vins est démesurément élevé par rapport à celui qu'on pourrait pratiquer à la propriété, tout en ayant une marge acceptable. Donc, pour défendre nos importateurs, nous montons les prix à la cave ... et ils deviennent moins abordables localement. Enfin, l'achat en direct par correspondance se heurte à des frais de port élevés, et à des taxes et tracasseries administratives pas possibles à l'export. Qui a une solution ?
En fait, cette situation est voulue et organisée par les appellations déjà en place, qui ont leurs agents depuis 200 ans et ont un gros volume à vendre. Suivez mon regard.

Écrit par : Luc Charlier | 16 août 2014

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L'analyse que fait Luc du marché belge est hélas bien exacte...je constate que la plupart des caves de mes amis sont composées de 60% de Bordeaux, 30% de Bourgogne (souvent achetés sur place) , de 5% de Chateauneuf et 5 petits % autres, glanés lors des vacances....quant aux curieux, puristes, ils ne sont pas assez nombreux pour renverser la tendance.

Écrit par : Gosselin Jean-Noêl | 16 août 2014

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Le vignoble alémanique apparaît très éclaté !
Les conditions climatiques y sont pour beaucoup. Elles imposent leur rigueur et pousse le Pinot noir dans ses derniers retranchements. Celui-ci profite des meilleures expositions, mais cela ne suffit pas à garantir la maturité de ses raisins.
Le Rhin et ses affluents jouent le rôle de médiateur et obtiennent une température moyenne suffisante au développement viticole.
Le foehn* assure la maturité des Pinots les plus orientaux, les cantons des Grisons, Appenzell et Saint-Gall lui en sont reconnaissant.
Introduction d'un texte jamais achevé donc jamais paru dans IVV, mais on pourrait s'y ré-atteler


Marco

(et bons baisers du pays de la pluie et des températures trop basses)

Écrit par : Hervé LALAU | 18 août 2014

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Il serait intéressant de faire une dégustation à l'aveugle des meilleurs pinots noirs d'un bon millésime de Suisse-Allemagne-Alsace avec quelques Bourgogne de référence!
Je suis partant car j'ai jusqu'à preuve du contraire trop d'à-prioris !

Écrit par : Gosselin Jean-Noêl | 18 août 2014

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